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De Victoriaville à Saint-Appolinaire

Les valises bleues > Jour 5 : à la recherche du sirop d’érable

samedi 18 août 2018

Mots clés : cyclotourisme, Séjours à vélo

mercredi 10 octobre 2018, par Roland


 La randonnée du jour

Rituel du matin : charger les valises et sortir les vélos... quel que soit le temps !

Tous les matins, la même corvée (si l’on peut dire) attend nos cyclotouristes : le chargement des valises dans le véhicule d’accompagnement. Le voyage itinérant (VI) est une activité passionnante mais comporte, comme presque seul inconvénient, le problème du déplacement des bagages. Les puristes se déplacent en autonomie (ils transportent tout eux-mêmes). Dans le cadre d’un séjour organisé, les bagages sont généralement transportés par un véhicule, modifiant un peu les conditions dans lesquelles un VI doit être réalisé pour être validé.

Les valises bleues ont été chargées les premières ! Elles se retrouvent bien cachées.

Le rangement dans la camionnette est minimal parce qu’il y a de la place. Heureusement qu’il n’y a que très peu de vélos à transporter (une couverture protège alors les valises, couverture sur laquelle est disposé le bicycle qui nécessite ce transport).

Décoration ou repère d’identification ? C’est une question intrigante.

Depuis un ou deux jours, Cyclotin est intrigué par des petits aménagements, tous différents, dans les pelouses devant les maisons québécoises. Alors qu’il s’arrête pour prendre une photo, une habitante sort et échange quelques mots. Il apprendra que ces "décorations" n’ont pas qu’un but esthétique mais qu’elles servent aussi à distinguer les maisons les unes des autres sur ces "rues" de plusieurs kilomètres de long.

Si, si, ce ne sont que les bâtiments d’une seule ferme !

Au Canada, les fermes sont relativement récentes et n’ont donc pas subi la parcellisation des fermes françaises suite aux nombreuses successions. Les terrains alloués au dix-huitième siècle (et même encore au dix-neuvième) sont donc d’immenses parcelles fréquemment toute en longueur. La ferme a été construite sur la concession ainsi accordée et les défrichements ont peu à peu transformer des terrains jamais cultivés en champs cultivés ou en prairie. La taille des bâtiments a évolué avec l’accroissement des activités de la ferme et donne des fermes immenses souvent suréquipées.

Hasard des rencontres : l’attroupement et le bruit ont attiré l’attention des cycotouristes

Un attroupement à la sortie d’un village a attiré tous les cyclotouristes vers le barnum sous lequel s’égosillait un... encanteur (un vendeur à l’encan, autre nom des enchères publiques).

Pierre Constant, encanteur licencié depuis longtemps !

Il s’agissait de Pierre Constant, un "vieil" encanteur québécois puisque cela fait 30 ans au moins qu’il fait ce métier ! si on en croit son site personnel. Il a même un compte facebook. Les evntes à l’encan ne sont pas rares au Canada. Pour en savoir davantage, lire cette page d’une association d’encanteurs : Encan traditionnel (en direct).

C’est l’image qu’il avait du corps de ferme québécois (allez savoir pourquoi...)

Cyclotin a vécu toute son enfance dans une ferme qui a été reprise par son frère et maintenant son neveu. Il s’intéresse donc tout particulièrement aux métiers d’agriculteur et d’éleveur. C’est ainsi qu’il a pu admirer toutes les formes de ferme, de la plus traditionnelle (voir photo ci-dessus) à la plus moderne (voir pus haut dans cette page).

Un panneau d’informations parmi tant d’autres au Québec le long des routes

D’après le panneau d’information, Plessisville aurait peut-être mérité un arrêt un peu plus conséquent des cyclotouristes de passage. Cette ville récente (1955) a d’abord été un village cré en 1855 et doit son nom au premier archevêque de Québec : Joseph Octave Plessis (1763-1825). En 2006, elle comprenait six mille huit cents habitants mais a conservé un aspect de gros village.

Et dire qu’elle se demande pourquoi il la prend en photo dans ce lieu !

Sur le parcours, ils visiteront ce qu’en France, on aurait probablement appelé la "maison de l’érable". Les cyclotouristes ont eu droit à quelques explications et a une dégustation. Cyclotine, ne voulant pas transporter d’achat sur son vélo, a obtenu l’adresse d’un magasin à Québec qui propose les produits dégustés ici dans leur présentation : elle est en effet très attiré par un flacon de sirop d’érable en forme de feuille d’arable pour sa copine Claudine qui leur garde la maison.

Un parchwork qui sort de son tableau parmi d’autres oeuvres d’art

De son côté, Cyclotin admire une exposition de patchworks réalisés avec la participation d’une artiste plasticienne. Les tableaux obtenus sont de vraies œuvres d’art en relief avec des éléments qui semblent vouloir sortir du cadre qui leur est imposé.

L’église de

L’église semble très différente des autres parce qu’elle est construite avec des pierres noires. Les joints blancs et les pierres d’angle lui donne un cachet particulier.

De nombreuses(grandes) maisons avec un (grand) parc sans (aucune) clôture longe la route

Le long de la route, le regard e nos français est souvent attiré par ses imposantes demeures au milieu d’un parc arboré et sans aucune clôture. L’oeil toujours curieux de Cyclotin est attiré par un petit bâtiment fréquemment présent dans le parc (sur cette photo, il est rouge). Il s’agit d’une chaudière à bois. Il est probable que la chaudière est isolée du bâtiment en raison du fort risque d’incendie. Sert-elle de chauffage en hiver ? N’y a-t-il pas trop de déperdition pour amener la chaleur dans la maison ? Ces questions resteront sans réponses...

Maison traditionnelle fleure avec deux de ses occupants sur leurs chaises à bascule

Une maison fleurie à deux étages attirent le regard autant par l’abondance des fleurs que par la présence sur la terrasse du rez-de-chaussée de deux personnes sur leur chaise à bascule.

Après une pause à Notre-Dame-de-Lourdes (!!!), témoigne s’il en était besoin de l’influence française sur le Québec. C’est donc ici que les cyclotouristes dégusteront chacun leur "boîte à lunch" (plateau repas en France) qui s’avèrera être très appétissant. Juste à côté, les jeunes du coin ont un match de base-ball.

Sages comme des... cyclotouristes fatigués (probablement)

Un train se profile sur la voie ferre qui longe leur route et les cyclotouristes vont croiser un train tracter par deux locomotives et une troisième intermédiaire pendant plus de un kilomètre ! Ils avaient que ce train avait une longueur infini. Ils ne transportaient que de grands containers sans doute en provenance d’un bateau. Ils s’arrêteront quelques temps sur un parking près de cette voie et verront un autre train beaucoup plus avec seulement (!) 115 wagons citernes.

L’église de la paroisse de Saint-Janvier puis celle de Saint-Flavien témoignent d’une diversité sans doute due aux constructeurs eux-mêmes : autant l’une semble très moderne avec des lignes épurées et le bardage blanc, autant la deuxième semble plus classique sans doute de par sa construction en pierres.

Plusieurs calvaires le long de la route témoigne d’une certaine dévotion. Chose curieuse, Cyclotin remarque que les croix se voient adjoindre les symboles de la passion du Christ un peu comme dans les Alpes : le marteau, les tenailles, l’échelle...

 Le mot québécois du jour

encanteur : Celui qui vend à l’encan. Un encan est une forme de vente publique consistant à vendre au plus offrant.
Pour en savoir davantage, voir l’encan traditionnel (en direct)

 Le panneau du jour

Attention, laisser 1.5 m d’écart en doublant des cyclistes, exactement comme en France. Seules la forme et la couleur du panneau changent : il est sur fond orangé et c’est un carré incliné de 45° (certains y verront donc un losange). C’est la forme et la couleur de tous les panneaux de danger au Québec.

 L’itinéraire

Victoriaville > Princeville > Plessisville > Notre-Dame-de-Lourdes > Saint-Apollinaire

L’itinéraire du jour les ramène donc vers le Saint-Laurent.

 Et le respect du programme ?

Aucun problème pour respecter le programme du jour qui ne prévoit... rien !


Toutes les photos de cette page ont été prises par Roland Bouat.

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