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L : Languemercredi 14 juin 2017
Sommaire
Langue
voir aussi P : patois et O : Occitan->art1526]
Je suis bien né en France mais, enfant, j’entendais bien davantage parler ce qu’on appelait alors le patois (de l’occitan en fait) plutôt que le français. A mon arrivée à l’école alors que je venais d’avoir cinq ans (je suis rentré à Pâques), j’avais bien du mal à distinguer les deux langues. Un de mes camarades, Jean-Claude, était dans le même cas que moi : il portait le même nom de famille et venait lui aussi du causse. Nous arrivions ensemble à l’école. Je ne me souviens pas si nous parlions entre nous le français ou l’occitan mais je me souviens de quelques maîtresses d’école qui ne devaient guère être diplomates. Comme (je crois) elles ne parlaient pas du tout l’occitan, elles étaient plutôt sévères lorsque nous utilisions notre langue maternelle. Jean-Claude a souvent été puni. Quant à moi, j’avais découvert que le silence était la meilleure des protections : je passais donc pour un enfant très sage alors que j’étais plutôt simplement prudent.
Je regrette maintenant beaucoup de ne pas avoir appris à lire et surtout à écrire cette langue magnifique et d’un vocabulaire très riche. Je parviens à lire les textes en occitan et, même si j’ai quelques notions de graphie occitane, j’écris plutôt phonétiquement.
J’aurai aimé, par exemple, pouvoir écrire ce texte en occitan... parce que je sais maintenant que c’est bien une langue, "une langue romane avant d’être une langue régionale". Elle a au moins mille ans de littérature. Elle a une histoire.
Pour en savoir davantage, voir "Institut d’Estudis Occitans" (en français).
Mots clés : challengeAZ , généalogiste , Lot (46) , challengeAZ-2017
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Aubigny-sur-Nère (18)
TUILERIE-... / HOUZET-CHEV... / AUBIGNY (CHER)brique 77
mardi 13 juin 2017
Mots clés : Brique , collectionneur , Cher (18)
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K : Képi / Kakimardi 13 juin 2017
Kaki
C’est la couleur affectée aux militaires. Quand je pense à eux et à mon enfance, c’est un temps très court mais très intense que j’ai vécu lorsque j’avais onze ou douze ans. Je pense que c’était pour le vingtième anniversaire de la fin de la deuxième guerre mondiale. Un largage de milliers de parachutistes a eu lieu au sud de la ferme juste au-dessus d’un pacage des brebis. Les militaires parachutés étaient partout. Quelques-uns étaient même blessés : les rochers et les murs du causse sont plutôt durs et quelque peu acérés. Nous avions dû conserver le troupeau à l’abri.
Je ne comprenais pas trop ce qui se passait et ce n’est que bien plus tard que j’ai compris que mon père était sans doute angoissé par les réminiscences que lui apportait cette commémoration.
Képi
Le képi, ce couvre-chef militaire, a toujours été symbole durant mon enfance de gendarmes. Pourtant, nous ne les voyions guère : il ne sont jamais venus à la maison. Ils ne passaient même pas devant la ferme (ou je n’étais pas là !). On ne les voyait qu’en allant à la foire ou lorsque l’alambic tournait à plein régime près du pont (pour l’eau) à Carennac. Je sais maintenant qu’ils jouaient (je peux utiliser cette expression parce que personne n’était dupe) aux gendarmes et aux trafiquants. En fait, ces derniers, c’étaient ceux qui apportaient leurs fruits pour la distillation et faire quelques litres de "goutte" (soit de l’eau de vie de marc soit de l’eau de vie de prunes). Les représentants de l’ordre surveillaient pour que les quotas soient respectés et les clients du bouilleur de cru tentaient de dépasser leur quantité maximale. De temps en temps, quelqu’un se faisait prendre mais, avec le recul des années, je crois que ça faisait partie du jeu ! L’alambic s’installe toujours mais il n’y a plus ce jeu du chat et de la souris et le bouilleur de cru travaille avec une administration tatillonne et paperassière.
Mots clés : challengeAZ , généalogiste , Lot (46) , challengeAZ-2017
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PHOTO 15 : Pont solognot pour nulle partlundi 12 juin 2017
Toutes les photos ont une histoire : En dehors des propriétaires, qui peut connaître ce pont bien caché aux regards des randonneurs qui passent pourtant tout près. Ce n’est que ma curiosité qui ne faiblit pas beaucoup avec l’âge qui m’a fait découvrir ce paysage au beau milieu d’une forêt solognote.
Mots clés : Loir-et-Cher (41) , photographe
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n°2017-20 - du 5 au 11 juin 2017lundi 12 juin 2017
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Édito
Deuxième semaine du challengeAZ (pas le temps de lire : ça foisonne trop !), projet de nouveau clavier français (pas de normalisation officielle jusqu’ici !)... et le premier tour des législatives en voie d’abandon par les électeurs. Riche actualité mais le temps disponible s’est considérablement réduit en ce début juin.
Bonnes lectures.
TIC
- Les raisons à la lenteur d’un moteur de base de données relationnelle Du fait de l’abandon des cursus spécifiques à la formation des administrateurs de bases de données depuis le milieu des années 2000 [...] l’économie française [...] est face à un grand désastre...
- Azerty : le clavier français va changer Il n’y avait donc pas de norme codifiée ! mais il y en avait une d’usage ! En fait, c’est l’usage qui va être difficile à faire bouger.
Vélo
- Groupe Cyclos Randonneurs Flâneurs 46 Rien que le titre est déjà toute une aventure en soi
- S1, le vélo à engrenages… Je dirais un vélo "passe-partout" mais pas sur longue distance.
Généalogie
- Ça chauffe dans le microcosme généalogique Simple polémique ou davantage ? A suivre... peut-être !
- Le monde généalogique associatif est arrivé à un moment de son histoire où il doit choisir. De mon côté j’ai choisi : sans le monde associatif côté généalogie alors qu’ailleurs, je suis très impliqué.
- H comme votre Histoire Mais c’est le thème de mon challengeAZ de cette année !
Divers
D’autres lectures au hasard des textes rencontrés et d’intérêts personnels.
- Votre style d’écriture vous désole ? Ce que j’en pense ...le style est votre manière personnelle d’écrire, votre « petite voix ». dixit Hélène Soula
- Être autodidacte, c’est dur, mais ça vaut le coup (Rubrique TIC ?) J’en sais quelque chose : je suis un autodidacte en informatique depuis les années 70...!!!
J’écris aussi !
- n°2017-19 - du 29 mai au 4 juin 2017
- Photo : PHOTO 14 : Murs et cabanes
- ChallengeAZ 2017
- briques
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La Roque-Gageac (24)
TUILERIE... / PEYRAT père et fils / LAROQUE GAGEAC (Dordogne)brique 76
lundi 12 juin 2017
MAJ : 27/11/2017
Mots clés : Brique , Dordogne (24) , collectionneur
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J : Jeuxlundi 12 juin 2017
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Les jeux de mon enfance
Je ne me souviens que de peu de jeux de mon enfance. Je me rappelle avoir joué au monopoly, avoir disposé de la traditionnelle boîte de jeux avec les "petit chevaux", le "jeu de l’oie", le "jeu de dames" et un jeu mystérieux auquel je n’ai jamais appris à jouer, le "backgammon". Nous aimions beaucoup le nain jaune. Évidemment, nous avions des jeux de cartes : jeu de 32 pour la traditionnelle belote mais aussi des jeux de 52 cartes (sans les jokers) pour jouer au Ramy ou faire quelques réussites.
Un jour, j’ai eu un très beau cadeau : un "mecano". Je ne sais ce qu’il est devenu mais je me souviens avoir construit tous les objets de la notice (et donc, les avoir aussi démolis). J’ai dû y passer des heures...
Mais nous jouions surtout dehors : notre activité favorite était la construction de cabanes un peu n’importe où : au milieu d’un gros buisson, dans un arbre, sous le toit du hangar, cachée au milieu des bottes de paille et de foin...
Lorsque nous étions au village voisin et que nous réussissions à rencontrer les camarades de classe, nous organisions des parties de "gendarmes et voleurs" à travers tout le village. un souvenir me revient avec ce jeu : le cachot que nous avions trouvé pour nos prisonniers et dans laquelle nous avons envisagé "d’oublier" un camarade qui "ne jouait pas le jeu" justement. Cette prison, c’était un champ d’orties : il les craignait tellement qu’il était bien incapable de s’en échapper. Je me demande encore s’il a un jour su comment nous faisions pour traverser avec nos jambes nues... Au fait, le savez-vous, vous ?
Dans la cour de récréation, je me souviens des jeux de billes et des osselets. J’y étais plutôt habile mais je ne suis pas certain d’en retrouver les règles aujourd’hui. Il y avait cette histoire de creux et de bosses comme ses dispositions compliquées de quelques pièces entre les doigts de la main...
(image trouvée sur le net sans mention de droits d’auteur)
Mots clés : challengeAZ , généalogiste , Lot (46) , challengeAZ-2017
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Bransat (03)
TUILERIE DE PRIOND / DE FOSSE A BRANSATbrique 75
dimanche 11 juin 2017
Mots clés : Brique , collectionneur , Allier (03)
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Bourbon-Lancy (71)
TUILERIE D... / VITURAT-J... / BOURBON-L...brique 74
samedi 10 juin 2017
MAJ : 07/01/2023 (inscription)
Mots clés : Brique , collectionneur , Saône-et-Loire (71)
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I : Il pleut ! / Incendiesamedi 10 juin 2017
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Il pleut !
On dit qu’il ne pleut pas souvent sur le causse. En réalité, ce n’est pas tout à fait vrai. On veut ainsi témoigner que l’eau y est rare, surtout l’été. Lorsque j’étais enfant, l’eau n’arrivait pas au robinet parce qu’il n’y avait aucun robinet, nulle part. Mais s’il n’y avait pas ce qu’on appelle "l’eau courante", c’est parce qu’il n’y avait aucun château d’eau et que la nappe phréatique (l’eau souterraine, se trouve à une vingtaine de mètres sous le sol naturel d’après un puits présent dans la ferme voisine (un puits qui traverse la vingtaine de mètres de roches calcaires : quel courage ont donc eu nos ancêtres pour le creuser !).
Nous vivions dans une ferme et les animaux ont besoin d’eau, au moins pour boire chaque jour. Lorsque la seule eau disponible est celle de la citerne alimentée par les toits de la ferme, il faut qu’elle ait une "sacrée" taille pour passer l’été. Toute l’année, nous la puisions à la main, le seau au bout de la corde que nous manœuvrions habilement.
Et, il était fréquent qu’elle soit à un niveau vraiment trop bas. Cela nous permettait de la nettoyer mais ne faisait pas les affaires de la ferme ! Alors, les pompiers nous amenaient de l’eau depuis la plaine, de pleins camions, plusieurs fois l’été.
Pour l’économiser, nous emmenions le troupeau à une fontaine sous Magnagues mais elle est à deux kilomètres de la maison. Quand le troupeau était sur le causse de Mansergues, il n’était pas rare que nous devions lui faire faire quatre kilomètres pour aller s’abreuver (et autant pour le retour, distance à laquelle nous ajoutions le trajet pour aller chercher le troupeau !)
L’eau est restée précieuse pour moi. Et lorsque nous nous exclamions "il pleut !", ce n’était pas de la tristesse mais de la joie que nous manifestions alors.
Incendie
Les incendies étaient rares mais, sur le causse, après une période sèche, ils étaient impressionnants. Dès mon plus jeune âge, j’ai su (je ne me souviens pas comment je l’ai appris) qu’il ne fallait pas fuir le feu qui court beaucoup plus vite que nous sur le causse en brûlant les herbes rendues très inflammables par la sècheresse. Au contraire, il faut foncer vers lui, dans un espace dégagé des genièvres parce que le front du feu est relativement étroit. Derrière, nous étions gênés par la fumée mais nous ne risquions plus grand chose.
Nous luttions contre lui, avec de simples branches pour "effacer" les flammes. Quand les pompiers arrivaient, il nous fallait les guider pour circuler entre les murets de pierres sèches, éviter les rochers cachés par la fumée et contourner les cloups (les dolines).
Je n’ai connu qu’une seule maison qui ait brûlé à quelques kilomètres. Je n’en ai vu que les restes calcinés et je ne me souviens que du formidable élan de solidarité de tous les voisins pour aider la famille qui se retrouvait sans rien (les assurances n’étaient pas encore systématiques malheureusement).
Mots clés : challengeAZ , généalogiste , Lot (46) , challengeAZ-2017
lorand.org




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