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Les concours d’éducation routièremardi 18 juillet 2023
Ils sont toujours organisés en France par la FFCT FFCT Fédération Française de Cyclotourisme /FFvélo FFVélo marque de la Fédération Française de Cyclo Tourisme (FFCT). et se déclinent en version nationale (CNER CNER Concours National d’Éducation Routière ), régionale (CRER CRER Concours Régional d’Éducation Routière ), départementale (CDER CDER Concours Départemental d’Éducation Routière ), voire en version locale au niveau club (CLER). Mais quelles en sont les épreuves ?
Sommaire
Un règlement régit ces concours. Les responsables des structures peuvent le consulter dans l’espace fédéral du site de la FFCT FFCT Fédération Française de Cyclotourisme /FFvélo FFVélo marque de la Fédération Française de Cyclo Tourisme (FFCT). (l’espace fédéral est un extranet accessible aux licenciés et aux structures fédérales). Une fois connecté avec le n° de licence (et le code fourni), suivre le chemin suivant [1] : Documents > commissions fédérales > jeunes > éducation routière > règlement > règlement CER 2020.pdf [2] (fichier pdf pdf Portable Document Format. C’est un langage de description de pages créé par la société Adobe Systems afin de préserver la mise en forme d’un fichier définie par son auteur, quels que soient le logiciel, le système d’exploitation et l’ordinateur utilisés. ).
Mais que contient un concours d’éducation routière à vélo ?
Des épreuves évidemment qui permettent de se situer par rapport aux autres.
- un questionnaire sur la connaissance du vélo (ça reste quand même l’outil principal)
- un questionnaire sur les panneaux routiers même s’il n’y a pas que ça dans le code de la route
- un questionnaire sur les priorités qui font peur à tout le monde mais qu’il vaut mieux maîtriser le plus possible
- un questionnaire sur des situations rencontrées (réellement rencontrées) à vélo
- un questionnaire de lecture de plan de ville et de rando-guide (très utile pour comprendre le GPS GPS Global Positioning System (en français : "système de positionnement mondial") )
- un parcours routier à effectuer à vélo et contenant :
- un circuit-labyrinthe dans lequel on avance en respectant la signalisation
- des jeux de maniabilité à vélo histoire de vérifier l’aisance à vélo avant de se lancer dans les rues
A qui s’adressent les concours d’éducation routière à vélo ?
Aux enfants de 10 à 12 ans Mais tout le monde peut participer. A 13 ans et plus, on n’est pas classé et donc on ne peut pas être qualifié.
A moins de dix ans, on est classé dans une catégorie spéciale baptisée "moins de 10 ans [3]" !
Au vu du comportement des adultes, ils feraient bien de participer eux aussi...
Comment se préparer aux épreuves d’éducation routière à vélo ?
Hors de la FFCT FFCT Fédération Française de Cyclotourisme /FFvélo FFVélo marque de la Fédération Française de Cyclo Tourisme (FFCT). , dekri.net héberge un site où on peut trouver les épreuves passées (mais pas les réponses !).
- dekri.net/ERVé (ERVé ERVé Éducation Routière à Vélo pour un apprentissage citoyen. pour Éducation Routière à Vélo).
- page jeux de pilotage (fichier pdf pdf Portable Document Format. C’est un langage de description de pages créé par la société Adobe Systems afin de préserver la mise en forme d’un fichier définie par son auteur, quels que soient le logiciel, le système d’exploitation et l’ordinateur utilisés. téléchargeable) et rubrique Jeux d’éducation routière => Description des épreuves de pilotage que les jeunes peuvent rencontrer lors des concours.
- page vérifier un vélo (page plutôt destinée aux éducateurs)
- page connaissances du vélo
- page panneaux une collection d’image utilisable dans une présentation avec une question type QCM QCM Questionnaire à Choix Multiple
- page priorités
- page situations
Liste des épreuves de pilotage décrites
- Planche étroite
- Cercles à chaîne
- Huit de quilles
- Annexe : calcul du rayon d’un virage à vélo (information très demandée par les éducateurs)
- ... (à suivre)
Mots clés : Éducation Routière à Vélo
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Dark Web : pour ceux qui ont Tormardi 18 juillet 2023
C’est dit, il y a l’internet Bisounours qui nous permet d’acheter nos billets de train en toute tranquillité, rencontrer l’âme soeur ou frère et livrer l’essentiel de notre vie privée en souriant sur Facebook. Et dans le tréfonds de l’océan numérique, se cache un monstre aux dents jaunes, sombre et tout crapoteux. Il se délecte d’être un repaire de pédophiles, de terroristes et de très très très méchants et cruels sorciers aux doigts crochus. Une espèce de Merlin désenchanté en quelque sorte.

Voir en ligne : https://www.loi1901.com/intranet/a_...
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Mastofeedmardi 18 juillet 2023
Embedded Mastodon feeds for blogs etc.
Voir en ligne : https://mastofeed.com/
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Sincey-lès-Rouvray (21)
Briqueterie de Sinceymardi 11 juillet 2023
Prés de la gare de Sincey, une briqueterie employant une vingtaine d’ouvriers fonctionna de 1920 à 1925. Cette dernière avait un lien (non précisé) avec le puits de mine de Ste Magnance. La carrière d’argile n’a pas été indiquée ni localisée. C’est aujourd’hui une ferme et le bâtiment de production a été peu modifié : un grand bâtiment industriel sur quatre niveaux, avec ossature bois et remplissage brique, encore en assez bon état. Les deux cheminées ont disparus.Nous n’avons pas d’autres informations quant à la production, exportation (gare en proximité ?) , cause de fermeture...)
Est-ce bien la briqueterie de Sincey ? A vérifier...
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Michel Pasquier "un collectionneur hors du commun"mardi 4 juillet 2023
Sommaire
Michel Pasquier, collectionneur courchois, offre sa superbe collection à Romorantin
À une époque pas si lointaine, on construisait sa maison avec les matériaux extraits et transformés sur place... ou tout au moins dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres. C’est la distance qui correspondait à l’aller/retour d’un tombereau chargé dans une journée.
En 1900, la terre de Sologne, si argileuse, comptait 400 briqueteries.
Ces briques étaient estampillées au nom de l’entreprise (le nom de son propriétaire) et au nom du lieu de production.Depuis 1990, Michel Pasquier s’est passionné pour cette fabrication, ce qui l’a amené en toute logique à s’intéresser aux autres éléments d’architecture en terre cuite. Par exemple les éléments de toitures : tuiles, têtes et fleurons de cheminées, épis de faîtages, chatières d’aération... et un grand nombre de pièces que les artisans de l’époque ont réalisées avec leur imagination et leur talent.
Une soixantaine de machines et outils de la fabuleuse collection de Michel Pasquier illustrent toutes les étapes de fabrication : le malaxeur d’argile, les moules, les matrices et presses à estampilles... De la terre cuite à la céramique, il n’y a qu’un pas. L’émail coloré recouvre certaines pièces de terre cuite. La céramique architecturale s’est emparée des décors inspirés de l’antiquité Grecque et Romaine, mais aussi de la Renaissance, adaptés au goût de l’époque (milieu XIXe début XXe siècle).
Un superbe ensemble de grès Bigot, produits par un artiste d’exception, fait partie des fleurons de la collection. Alexandre Bigot est né à Mer en 1882. Il s’est spécialisé dans la création de céramiques architecturales (Cheminées, carreaux, décors de toutes sortes...). Ses oeuvres sont de renommée nationale et internationale. Nous ne pouvons pas décrire ici toute la richesse de la collection de Michel Pasquier qui a réuni avec passion pendant vingt ans des pièces surprenantes, superbes ou qui témoignent du travail de nos artisans Solognots d’il y a cent ans.
Michel Pasquier réside à Cour-Cheverny, dans la maison de son enfance. Pour encore environ une année, ses collections occupent l’ensemble des communs de sa résidence. Mais elles sont destinées à migrer à Romorantin, dès que les travaux en cours à l’ancien espace Matra seront terminés. Près de 7 000 pièces seront exposées dans ce qui deviendra " le musée de la terre cuite et de la céramique architecturale ".
Source : La Grenouille - La Grenouille n°3 - Avril 2009
Michel Pasquier, un collectionneur hors du commun
Dans un entretien en 2013, le Musée de Sologne a recueilli le témoignage de Michel Pasquier qui raconte sa passion.
Michel Pasquier à son domicile de Cour-Cheverny
en 2013, devant le portrait d’Alexandre Bigot.
Au mur (à gauche), les photos de la véranda
de la maison du céramiste, à Mer.C’est au hasard d’une promenade qu’il a un jour visité avec des amis une petite exposition à La Borne, village de potiers dans le Cher, qui présentait une trentaine de briques estampillées, réunies par un collectionneur local. Cette visite lui a donné l’envie de faire de même, et il a commencé à collectionner les briques, récoltées dans différents lieux, sa profession l’amenant à se déplacer fréquemment… Il les « ramassait à droite à gauche » et, très occupé professionnellement, il les entassait dans un coin : 10, 20, 30 briques au bout d’un an, puis 100, trouvées principalement dans le Loir-et-Cher, puis au fil des années dans la région, la France et finalement aux quatre coins du monde... C’est ainsi que, vingt ans plus tard, il en avait réuni plus de 4 000 …
Au début, ses « récoltes » se faisaient souvent sur des chantiers de démolition, puis des amis lui en ont apporté, puis il a pratiqué des échanges avec des collectionneurs (notamment avec un collectionneur anglais), participé à des bourses d’échanges, etc. Il faisait partie du Rotary Club et de l’association des Amis du Musée de Sologne (dont il a été le président) et avait beaucoup d’amis. Toutes les personnes de sa connaissance étaient chargées de ramener des briques de leurs voyages à l’étranger…
Il ne collectionnait que les briques estampillées : celles-ci comportent la marque du briquetier (artisan ou industriel) et parfois le nom du village et du département d’origine. C’est ainsi que le briquetier faisait sa publicité. Avec ces marques de fabrique, la collection permet de voyager dans le temps et dans l’espace, et de découvrir parfois la trace de briqueteries aujourd’hui disparues et oubliées…
On pourrait écrire des pages entières pour évoquer ces briques : celles estampillées « AP » (Administration pénitentiaire) fabriquées par les bagnards de Cayenne, ou celles trouvées à Gièvres, fabriquées aux USA et importées en France par l’armée américaine pendant la première guerre mondiale pour la construction des bâtiments des immenses camps militaires installés dans la vallée du Cher. Il y a aussi les briques sur lesquelles sont gravés des textes (une déclaration d’amour, des décomptes d’heures travaillées, ou une revendication d’un salarié de la briqueterie…) ou parfois la trace de patte d’un chat, d’un chien ou d’un oiseau venu se poser sur la brique en cours de séchage…
Source : Le Triton - La Grenouille n°36 - Juillet 2017
Frédéric et Antoine Pasquier, deux de ses fils, se souviennent
Nous avons vu la maison familiale se remplir progressivement de briques. Notre père avait toujours quelques outils dans sa voiture, notamment une massette et un pic, ça pouvait toujours servir sur des chantiers de démolition… Il a eu l’occasion d’entrer en contact avec de nombreux collectionneurs, parfois à l’autre bout du monde, en Australie ou en Nouvelle Zélande… Les échanges n’étaient pas toujours faciles, la brique n’étant pas l’objet idéal à échanger par courrier… I
l lui a parfois fallu négocier longuement pour acquérir des pièces auprès de leurs propriétaires, mais il avait un certain pouvoir de persuasion…Antoine se souvient aussi d’avoir été sermonné pour être revenu d’un voyage à Barcelone sans aucune brique dans ses valises... et du voyage à Rugby en Angleterre avec son père, avec une centaine de kilos de briques dans la voiture à l’aller et, bien sûr, l’équivalent au retour en briques anglaises…
Source : Le Triton - La Grenouille n°36 - Juillet 2017
L’histoire vécue d’une passion
Monique Leroux, sa compagne (institutrice à Cour-Cheverny pendant 30 ans), nous a évoqué quelques péripéties vécues aux côtés du collectionneur :
Les dimanches après-midi étaient entièrement consacrés à la recherche de briques dans la région, ou au repérage d’anciennes tuileries désaffectées. Michel se promenait toujours le nez en l’air, pour admirer les toitures ou les façades décorées, y compris en conduisant, ce qui n’était pas très rassurant… J’ai moi-même été contaminée par ce virus… et observe beaucoup les constructions : on y trouve souvent des éléments très intéressants.
Partis un jour à Saint-Émilion pour acheter du vin, nous sommes revenus avec un petit carton de bouteilles, le reste de la voiture étant rempli de briques.
Il était à l’affût de tout : c’est ainsi qu’il a un jour appris la vente d’une maison de Mer, où avait habité le célèbre céramiste Alexandre Bigot et où était installée la fameuse « frise aux souris » dans une véranda dont les acheteurs envisageaient la démolition… Heureusement, Michel est intervenu et a pu sauvegarder cet ouvrage exceptionnel.
Arrivé à la retraite, Michel a pu commencer à trier ses briques et à les installer chez lui dans des présentoirs adaptés. Cela lui a permis de faire visiter sa collection à ses amis ou à des groupes (associations, etc.) pour des visites guidées auxquelles je participais. C’est à cette époque qu’il a élargi le champ de sa collection, en s’intéressant aux objets de décoration intérieure et extérieure en céramique, et à réunir une très importante documentation (historique, technique…) qui constitue une mémoire unique de cette industrie.
Sa relation avec le Musée de Sologne l’a amené à diversifier et approfondir ses recherches et à donner à sa collection une dimension très élaborée… Cela lui a également permis de donner un sens à sa passion, en mesurant le réel intérêt de sa collection qui participait à la sauvegarde du patrimoine, et envisager sa pérennité…
Une trace de notre passé artisanal et industriel
Michel Pasquier avait créé un abattoir de porcs dans les années 70 à Contres. Sa modestie et son humour l’amenaient à déclarer qu’il était « diplômé de Sciences porc »… ; il aurait pu aussi se déclarer brickostampaphile, puisque c’est ainsi que sont désignés les collectionneurs de briques estampillées, mais aussi céramologue, et même historien, car grâce à lui, c’est tout un passé industriel et artisanal régional, national et mondial dont la mémoire a été conservée et portée à la connaissance des générations futures.
Merci à Frédéric et Antoine Pasquier, et à Monique Leroux d’avoir confié leurs souvenirs à La Grenouille, et de les partager ainsi avec ses lecteurs. Michel Pasquier à son domicile de Cour-Cheverny (en 2013), devant le portrait d’ Alexandre Bigot. Au mur (à gauche), les photos de la véranda de la maison du céramiste, à Mer.
Mots clés : brickostampaphile , Loir-et-Cher (41)
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Venez sur Mastodon !lundi 3 juillet 2023
Musk a encore une fois fait sauter Twitter. Depuis vendredi, les utilisateurs de Twitter ne peuvent afficher que quelques centaines de tweets par jour. C’est une nouvelle dégradation catastrophique de Twitter, une plateforme jusqu’ici connue pour sa stabilité technique.
Heureusement, il existe des alternatives. La plus évidente est Mastodon.
Dans ce post du Mur, je vous propose un guide (très) rapide pour vous lancer sur Mastodon.
Voir en ligne : https://www.ecosceptique.com/venez-...
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Twitter met en place une limitation quotidienne de la lecture des tweetslundi 3 juillet 2023
Pour les utilisateurs non vérifiés, la lecture sera pour l’instant plafonnée à 1 000 tweets. Elon Musk dit vouloir ainsi empêcher des « niveaux extrêmes » de récupération de données pour alimenter les modèles d’intelligence artificielle.

Voir en ligne : https://www.lemonde.fr/pixels/artic...
Mots clés : Twitter
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Configuration du plugin "Owl Carousel"samedi 1er juillet 2023
Owl Carousel est un diaporama jQuery adaptable aux différentes tailles d’écran, qu’on peut actionner par glisser, il utilise CSS3 mais il est compatible avec les vieux navigateurs, et il est aussi paramétrable. Le présent plugin permet d’utiliser facilement Owl Carousel dans SPIP SPIP Système de Publication Pour l’Internet (CMS utilisé pour le présent site). Voir Wiipedia SPIP .
Configuration du plugin dans le site https://lorand.org
- Insertion des styles : oui
- Insertion dans l’espace privé de spip SPIP Système de Publication Pour l’Internet (CMS utilisé pour le présent site). Voir Wiipedia SPIP : oui
Voir en ligne : Documentation
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Boissières (46)
Briqueterie-tuilerie de Boissièresmardi 27 juin 2023
La briqueterie de Boissières est une tuilerie-briqueterie située dans la commune de Boissières, dans le département français du Lot, en région Occitanie.
Une partie des bâtiments de production demeure en place, autour de la cheminée d’usine, principal élément monumental. Le site de l’usine figure à l’Inventaire général du patrimoine culturel.
HistoireUne première briqueterie est construite en 1847, par Joseph Saint-Sevez. En 1857, François Sosthène Clabères la reprend, avant de la revendre à Marie-Hector Poujade en 1873, qui lui-même la cède en 1880 à Alban Péberay, tandis que Poujade en devient le directeur. Il la rachète finalement en 1892, avant liquidation. En 1914, elle appartient à Louis Lacaze. En 1927, le potier Raymond Cuniac la rachète avec son oncle Victor Salvat. L’usine est relancée en 1969, avant fermeture définitive en 19751.
Les abords ont été transformés en éco-quartier.
Source : Wikipédia Briqueterie de Boissières
Depuis l’Antiquité, le territoire des communes de Boissières et Saint-Denis-Catus, dont le sous-sol est riche en argile et kaolin, est animé par l’activité de la terre-cuite. La briqueterie de Boissières, qui fonctionna de 1847 à 1975, fut la plus importante de toute la Bouriane. Tuiles, briques et poteries d’ornements pour les maisons furent produites dans cette fabrique, qui devint dans les années 1890 une véritable usine. Sa remarquable cheminée et les bâtiments alentour témoignent de ce riche passé industriel.
Source : Journées du patrimoine 2018 Ancienne Briqueterie Boissières (46)
Ce site industriel, à l’origine plus étendu comme l’indique une vue aérienne, est composé de plusieurs bâtiments. A l’ouest de la cheminée, le logement du directeur, bâtiment à travées et à élévation ordonnancée orientée au sud-ouest en bordure de la départementale 12, est en moellon de calcaire recouvert d’enduit et chaînes d’angles harpées imitant la pierre ainsi que sa tour d’angle décorative ; il présente un étage de soubassement (chai et cave), un rez-de-chaussée surélevé ouvrant sur une terrasse montée sur piliers en béton et bordée d’un balustre en brique à motifs végétaux, un étage et un étage de comble. Le traitement en enduit des ouvertures des fenêtres et portes-fenêtres des deux façades imite des plates-bandes à extrados en escalier et pour le soubassement, un appareil polygonal. Elle est bordée au sud d’une clôture en pierre surmontée d’un balustre en ciment reliant l’ancien portail d’entrée en briques. Les deux pavillons à l’est de la demeure, reliés entre eux par un claustra, dont l’un contigu au portail, sont en rez-de-chaussée, montés de piliers de briques avec remplissage en briques. Leur toit en pavillon est couvert de tuiles plates. Le garage à l’ouest de la maison, remanié en rez-de-chaussée est construit en moellon de calcaire et de briques avec un toit à longs pans débordant et couvert de tuiles mécaniques comme celui de la demeure. A l’est, à droite de la cheminée circulaire en brique subsiste un ensemble de trois bâtiments parallèles, largement remaniés, reliés entre eux par deux murs témoins d’anciens bâtiments de liaison. Le bâtiment le plus au sud, une grande halle, porte sur l’intérieur du pignon orienté à l’ est, dans un cartouche, la date de 1880. Elle conserve encore un mur rappelant un bâtiment autrefois plus grand. Deux de ces bâtiments en rez-de-chaussée sont en moellon de calcaire et en brique (le plus souvent pour les encadrements des ouvertures), avec toit à longs pans débordants recouverts de tuiles mécaniques ; le troisième, celui du four, est en brique avec un étage carré par où l’on chargeait le combustible, abrité d’une toiture à toit à longs pans reposant sur des piliers de briques.
La première mention d’une tuilerie-briqueterie au lieu-dit Croix de Lagarde date du 28 avril 1847. Les statistiques de la production industrielle (A. D. Lot 6 M 453) mentionnent un établissement en « voie de construction » intitulé « Fabrique ou manufacture de tuiles et briques, poteries et ornements pour l’intérieur, pour l’extérieur des maisons ». La tuilerie-briqueterie, dirigée par Joseph Saint-Sevez, emploie alors 15 ouvriers et est équipée de deux fours, trois tours et cinq presses. Dix ans plus tard, le 24 mai 1857, François Sosthène Clabères acquiert la briqueterie, sans doute hypothéquée, pour 3000 francs (A. D. Lot 3 E 847). Aucune archive dépouillée à ce jour ne permet d’apporter plus d’information sur le développement de la briqueterie-tuilerie sous François Sosthène Clabères. De même, l’acte de vente de la briqueterie entre François Sosthène Clabères et Marie-Hector Poujade, le 27 décembre 1873, reste assez lacunaire. Il fait notamment état de l’outillage, ainsi que de trois chevaux et de leurs harnais, de charrettes, de tombereaux, de brouettes et de gabions. Une machine servant à la fabrication de la brique tubulaire, propriété de l’Etat, est également citée. Dans les années qui suivent, Marie-Hector Poujade achète un certain nombre de terrains, bâtis ou bois, et entame la conversion de la fabrique de tuiles et de briques en usine à vapeur. Ainsi une machine à vapeur, sortant des ateliers de M. Bonnet, constructeur à Toulouse, vient compléter les installations en 1879 (A. D. Lot, S 177). Significative également du changement d’échelle, la vente par Marie-Hector Poujade, le 6 janvier 1880 (A. D. Lot 3 E 848), de la briqueterie-tuilerie à Alban Péberay, administrateur de la Société civile française des mines, minières et carrières du Quercy. Cette société, créée le 31 mars 1879, constitue le 17 décembre 1879 la Société anonyme des Tuileries, briqueteries et kaolins de Boissières, dont les statuts sont ratifiés le 22 janvier 1880. Cette Société a notamment pour but le développement de la tuilerie-briqueterie de Boissières. L’acte de vente dresse un inventaire précis des différentes possessions de l’usine, et en particulier de l’outillage, qui en quelques années semble s’être fortement étoffé. Les fichiers clientèle font également partie de la vente. Marie-Hector Poujade devient alors Directeur de l’Usine de Boissières et représente la Société civile française des mines, minières et carrières du Quercy. Les années 1880 sont synonymes de nouvelles constructions (A. D. Lot 3 O 749). Ainsi la matrice cadastrale des propriétés bâties du 19e siècle de la commune de Boissières (A. D. Lot 3 P 234) indique la construction d’un four circulaire à feu continu, de même que la construction de séchoirs, d’ateliers de fabrication et d’un atelier de machine à vapeur. De 1881 à 1887, la briqueterie-tuilerie de Boissières semble être dirigée par Philippe Brüll, au nom de la Société civile française des mines, minières et carrières du Quercy (Obereiner et al., op. cit., p. 47-48). En 1892, M.-H. Poujade rachète la briqueterie-tuilerie. D’après les relevés cadastraux, il hérite de bâtiments en mauvais état : le four et la cheminée sont déclarés en « démolition partielle » (A. D. Lot 3 P 234). On peut supposer qu’ à cette époque M.-H. Poujade entreprend de construire un nouveau four, « les briques provenant de la démolition des fours Hoffmann » (archive consultable en mairie de Boissières). En 1896 sont construits les deux pavillons à l’entrée du site (A. D. Lot 3 P 234). En 1897, la « Grande Tuilerie Briqueterie mécanique du Lot » est affermée pour 10 ans à Gustave Milot, gérant-directeur de l’usine. Les clauses du bail annoncent de profonds changements dans le bâti et dans l’équipement de cuisson. M.-H. Poujade garde la mainmise sur les équipements les plus onéreux. Fin 1897, Hector Poujade demande le dépôt de bilan et la liquidation de sa société. Gustave Milot reste gérant-directeur de la briqueterie passée entre les mains de Gabriel Bruel, jusqu’à sa mort en 1906. Louis Lacaze hérite de la briqueterie en 1914 et passe un bail en 1920 avec les frères Milot (François et Louis, fils de Gustave). En 1927, un ancien potier de Boissières, Raymond Cuniac et Victor Salvat, son oncle, rachètent la briqueterie. Ils la dirigent ensemble jusqu’en 1950 puis monsieur Raymond Cuniac seul de 1950 jusqu’à son décès en 1955. Dix ans après, madame veuve Cuniac fait une brève tentative, sans succès, de remise en route de l’usine. En mars 1969, l’usine est réouverte par messieurs Rey et Daubier qui apportent quelques modifications au four. Un ancien bâtiment (disparu aujourd’hui) perpendiculaire au four est remanié et transformé en séchoir chauffé par la récupération des chaleurs du four et équipé de roto-mixteurs pour brasser l’air chaud. La production de tuiles (200 000 par mois) est relancée jusqu’au début des années 1970. La briqueterie ferme définitivement en 1975 sous la gérance de monsieur Trivis. Le site a été racheté par la Communauté de communes de Catus en 1999. Un projet de valorisation du patrimoine et d’aménagement du site en éco-quartier est en cours de réalisation.
Machine à vapeur de 12 ch attestée en 1879 construite par les établissemments Bonnet à Toulouse et démantelée en 1944. En 1941, il est fait mention de deux moteurs de 12 et 16 ch et d’un moteur d’appoint Deutz de 22 ch.
En 1877 26 ouvriers (A. D. Lot 6 M 455), en 1893 27 ou 28 ouvriers ((A. D. Lot 6 M 457), en 1892 entre 30 et 32 ouvriers (A. D. Lot 6 M 457), en 1946 26 ouvriers (A. D. Haute-Garonne 5002 W 313).Source : base Mérimée. Briqueterie - tuilerie de Boissières (46)
Cette cheminée circulaire traitée comme une colonne monumentale d’une hauteur d’environ 40m et de 6m de diamètre à sa base est construite et décorée en brique, composée d’une succession d’éléments cylindriques qui vont en rétrécissant de la base au sommet. A la base, le soubassement de 16,40 m de circonférence est percé de quatre baies en plein cintre. Tout autour existait la galerie annulaire de l’ancien four, voûtée par un cintre en brique dont subsiste, à 3 m du sol, l’évasement de départ à 2 rangées de briques posées à plat, surmonté par l’arrachement de la maçonnerie de couvrement. Le fût suivant, lisse, est interrompu par un décrochement rentrant au-dessus duquel la brique change de couleur. Une baie en arc brisé est percée, à cheval sur ces deux parties. Le fût se termine par une corniche décorative en brique ornée d’un réglet et de frises à denticules. Les deux hauts tambours suivants, séparés par deux réglets, sont chacun ornés d’une arcature aveugle. Une distinction est observée entre la teinte sombre des briques des fûts et celle, plus claire, des arcatures et des corniches ornées. Douze cabochons de teinte blanche engobés ou enduits à la chaux ceinturent le dernier tambour au-dessus de l’arcature. Un couronnement largement débordant alterne réglets, consoles également engobées ou enduites (36), denticules et bandeau. La dernière partie de la cheminée, un fût plus étroit se termine par un couronnement plus sobre à réglet et denticules. La couleur de la brique, distincte, laisse entendre que cet élément est postérieur à l’ensemble.
La création de la Société Anonyme des tuileries, briqueteries et kaolins de Boissières amorce un tournant vers une production industrielle en s’équipant d’un four circulaire à feu continu de type Hoffmann achevé de construire avec sa cheminée en 1881 (A. D. Lot cadastre 3 P 234). La cheminée d’origine aurait-elle été détruite ? Selon la tradition familiale (Obereiner et al., op. cit., entre p. 46-47), c’est sous la direction de Gustave Milot entre 1896 et 1906, que la cheminée actuelle aurait été construite en totalité. Rien n’est moins certain : peut-être s’est-il lancé, voulant par défi personnel rivaliser avec l’usine de Puy Blanc qu’il venait de quitter en mauvais termes, à Reyrevignes dans le Lot, dans une entreprise audacieuse et coûteuse en conservant la maçonnerie et en la rhabillant du décor qu’on lui connaît aujourd’hui. Mais la cheminée telle quelle nous est parvenue conserve toutefois les preuves archéologiques du premier four continu. Outre sa symbolique emblématique de l’industrie du 19e siècle et son traitement sous la forme d’une colonne, elle a une particularité technique relative à son four tel qu’il apparaît dans les publications des années 1860 : un four annulaire à plusieurs chambres où la cheminée se situe au centre du dispositif de cuisson continue. Ce dernier nécessitait, à l’inverse des autres fours Hoffmann qui vont évoluer par la suite, 4 carneaux au lieu d’un seul répartis en croix, nécessaires pour ramener le feu de la bordure extérieure de la galerie vers l’intérieur et assurer une cuisson homogène. Cette cheminée isolée dans le paysage de la briqueterie depuis que le four continu circulaire a été démoli a servi de tirage pour le four à 20 mètres de là qui fonctionnait encore au début des années 1980. Elle a été restaurée entre décembre 2002 et mars 2003 ; en particulier les fissures et lézardes provoquées par la foudre en 1939 (Obereiner, op. cit., p. 9) dans la partie sommitale ont été réparées.
Source : base Mérimée Cheminée d’usine de Boissières (46)
Le four à deux galeries parallèles constitue un bâtiment à part entière. Taluté sur les grands côtés pour épauler les voûtes, il mesure 18,20 m de long, 8,20 m de large et 2,65 m de haut. A sa base, de part et d’autre, sont disposées 6 ouvertures régulièrement espacées couvertes de pleins cintres rampants en rétraction dans la voûte. Au-dessus du cintre des portes, sur un bandeau en bois matérialisant également le niveau de l’étage des cuiseurs, sont inscrits à la peinture blanche des chiffres jusqu’au nombre de douze correspondant au nombre de portes de chargement des produits à cuire. Quatre portes de chargement sont murées de chaque côté ; les portes numérotées 2, 4, 9, 11 sont ouvertes pour le chargement. Les deux galeries intérieures parallèles mesurent chacune 16,20 m de long, 2,15 m de large et 2,27 de haut. On compte dans la voûte en berceau en plein cintre 13 rangées parallèles d’ouvertures réparties trois par trois : l’une circulaire se situe au niveau de la clé de voûte (diamètre 21,5 cm), les deux autres au profil elliptique (diamètre 26 cm) précèdent la retombée de la voûte. Entre ces rangées d’ouvertures, ont été percés, de façon irrégulière au niveau de la clé de voûte, des puits circulaires ; on en compte 7 dans la galerie orientée au sud ; ils servaient à contrôler la température en y introduisant des cannes pyrométriques. La structure du four supporte une toit à longs pans couvert de tuiles plates mécaniques reposant sur deux rangées de 6 piliers de briques reliés entre eux par des petits murets. Autrefois des murs en brique s’élevaient entre les piliers pour protéger le dessus du four : on en voit encore des vestiges côté nord. Sur le mur pignon est, sont aménagés, à la base dans la maçonnerie de la galerie orientée au sud deux foyers pour assurer l’allumage du four ; sur ce même pignon, cette fois pour la galerie orientée au nord ; on distingue une seule ouverture dont la fonction reste indéterminée. A l’opposé, à la base du pignon ouest autrefois recouvert d’un appentis, on trouve deux trappes (registres) destinées à régler le tirage du four. A l’étage, plus communément appelé l’étage des cuiseurs, situé au-dessus du four et couvert d’un lit de sable servant d’isolant sont disposées, par 3 pour chaque galerie, 13 rangées d’ouvertures coiffées de cloches séparées d’environ 1,20 m chacune que l’on soulevait pour introduire le combustible au fur et à mesure de l’avancée de la cuisson. Il subsiste en intégralité, sur le dessus du four entre les deux galeries, le système en métal de récupération de chaleur du four pour alimenter un séchoir situé à l’arrière dans un bâtiment aujourd’hui détruit et de même
subsiste quelques éléments du système d’alimentation au gaz (rampe centrale et injecteurs). Le four est relié à la cheminée par un carneau de près de 20 m.Avec les briques de récupération de l’ancien four circulaire démoli, de type continu, achevé en 1881 (A. D. Lot, 3 P 234) et dont il restait dans les années 1950 encore un bout de voûte, Hector Poujade fait construire, entre 1892 et 1896, un four continu de type Hoffmann. Dans un contrat passé entre Hector Poujade et B. Marty, maçon à Boissières, on trouve des informations suffisamment détaillées confirmant les caractéristiques du four continu Hoffmann : « [….] la construction d’un four nouveau système de four pour la cuisson des briques combiné entre eux il doit y en avoir douze d’après le plan et dessin fait par B.Marty fils […]. Dans l’axe des fours il sera établi les registres a la base de la grande chambre a fumé chaque four aura un registre et un conduit fait en maçonnerie de briques dont les dimensions sont fixées au plan. [….]. La chambre à fumé sera établi sur les mûrs intérieurs qui serviront à porter les grandes voûtes des fours. autour de la grande chambre a fumée au niveau de la voûte (environ) il sera établi une petite chambre qui servira a l’enfumage disposé comme un tuyau carré sur la longueurs des fours et en face chaque four ce tuyau aura un trou servant de communication. » (A. C. Boissières). Ce four continu Hoffmann construit à fin du 19e siècle a évolué ensuite vers un four semi-continu. En 1941, lors d’un compte-rendu de visite, l’ingénieur des Mines décrit un four semi-continu de type Simon (A. D. Haute-Garonne 5002 W 313). Raymond Cuniac, en y apportant quelques modifications, s’en sert toujours comme four semi-continu jusqu’à son décès en 1955. Après une période d’une dizaine d’années d’inactivité entre 1955 et 1965, le four est remis en marche. Sous la gérance de Messieurs Rey et Daubier, de 1969 au début des années 1970, il aurait été transformé en four pouvant fonctionner en continu ou semi-continu en fonction de la demande (enquête orale Claude Rey, 1995).
Le four est alimenté par du charbon de houille acheté dans le bassin de Decazeville, remplacé au début des années 1970 par le gaz propane.Source : Base Mérimée Four industriel de Boissières (46)
Mots clés : collectionneur , briquèterie
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