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Qu’est-ce qu’une épine généalogique ?mercredi 19 novembre 2025
Il y a (déjà !) dix-sept ans, Sophie Boudarel écrivait : "Elle est comme l’épine du pied, elle nous gêne, nous tarabuste." dans son article "L’épine généalogique". Il y a quelques années, Elise écrivait : "Les épines généalogiques sont des ancêtres sur lesquels on ne sait rien et qui nous donnent du fil à retordre." dans son article une épine généalogique résolue (article qu’elle a mis à jour en 2024).
Ceci dit, je découvre qu’il semble que personne n’ait vraiment défini ce qu’était une énigme généalogique. Je ne vais donc pas m’y risquer parce que je ne suis pas assez présomptueux et surtout parce que je ne suis pas du tout certain que tout le monde mette le même sens derrière cette expression pourtant très utilisée.
"Le fil à retordre" ou "l’épine du pied" m’irait bien mais ayant beaucoup retordu de fil dans ma vie et ne m’étant pas, de mémoire, planté d’épine dans un pied, je comparerai plutôt une épine généalogique à un morceau de sparadrap : lorsque on l’a trouvé, il n’est jamais facile de l’oublier. Il colle au doigt (euh... plutôt, elle colle à nos recherches), refuse de s’éloigner, revient à la charge et agace, énerve, enrage... Le seul moyen de s’en débarrasser, c’est de le/la résoudre, de le/la dissoudre dans une solution parce qu’il/elle est d’abord un problème qui rend les découvertes généalogiques douteuses, les recherches inopérantes, les hypothèses farfelues.
Une épine généalogique c’est donc une situation problématique. Elle commence toujours par une question et souvent par un étonnement. C’est presque toujours un fil à suivre dans une pelote très emberlificotée, quasi indémêlable et pleine de nœuds. Ceux qui pensent qu’un acte "officiel" va la résoudre ont sans doute une poutre dans l’œil (une paille permettrait peut-être encore de voir). Quand à démêler le nœud... ! Ça me rappelle le chat de ma grand-mère qui adorait jouait avec les pelotes de laine qu’elle tricotait mais disparaissait quand elle arrivait. Mais, il ne faut pas oublier : un problème a toujours une solution. Malheureusement, il faut quelquefois chercher longtemps cette dernière.
D’autres ont déjà écrit à propos des épines généalogiques :
- Maïwenn Bourdic dans son blog " Ciel mes aïeux" en 2021 : de Lespine généalogique en moins sans erreur d’orthographe puisque le nom de famille du "héros" de cette épine est... Lespine ! "En généalogie, il ne faut jamais désespérer, mais savoir laisser décanter dans un coin... Parfois longtemps, plusieurs années. Et parfois, l’épine finit par sortir d’elle même du foin !"
- Sur le blog https://www.geneajolly.fr/, dans l’article "Résoudre une épine généalogique pour en découvrir d’autres" elle[c’est une généalogiste professionnelle qui exerçait le même métier que moi (instituteur devenu professeur des écoles et directeur d’école).]] écrit : "...la « traque » de cet ancêtre reflète bien les mystères de la généalogie et les bâtons qui sont placés sur notre chemin de chercheur.", puis, en conclusion "Une épine est dénouée, d’autres la remplacent…"
- Dans son blog, Sima78 écrit "Cette épine date depuis presque le tout début où j’ai commencé l’arbre généalogique de nos familles. Elle est profondément ancrée, j’y vais à la recherche de temps à autre, mais rien y fait, elle reste à sa place !" avant d’ajouter : "on ne sait rien ou presque, on trifouille, tripatouille dans l’espoir de la faire remonter peu à peu à la surface et l’extraire.". C’est dans "Généa – Une de mes épines généalogiques – BSS".
- Quant à Chantal, elle écrit "Mon épine n’en est plus vraiment une puisque je me la suis retirée du pied, mais j’avais envie de la partager car elle m’a donné du fil à retordre alors que sa solution est d’une simplicité déconcertante..." dans "Deux Elisabeth pour le prix d’une". C’est dans son blob scribavita.
- ... (et tous ceux que j’oublie ou ne connaît pas à ce jour).
Mots clés : généalogiste , épine généalogique , challengeAZ-2025
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Histoires de patronymesmardi 18 novembre 2025
En remontant le temps, très vite, tous les généalogistes sont confrontés aux écritures manuscrites et surtout aux orthographes variées ou variables quand elles ne sont pas fantaisistes. Bien difficile quelquefois de s’y retrouver ou de corriger ses erreurs. Voici donc ma technique de recherche.
Dans le titre de l’article, le mot "Histoires" est au pluriel parce qu’il y a des histoires quelquefois très différentes liés aux patronymes de nos ancêtres.
Orthographe (très) approximative
J’ai failli intituler l’article "des orthographes approximatives" mais cela aurait été négatif et un peu péjoratif parce que tel n’était sans doute pas le but des écrivains d’alors.
J’ai déjà abordé le sujet dans l’article Problème de l’écriture des patronymes mais c’était du point de vue de l’arbre généalogique et donc de la retransmission des données recueillies, triées, classées, sélectionnées, répertoriées, ... Ici, la position est tout autre : c’est celle du chercheur d’ancêtres confronté à des impasses ou aux associations à établir entre patronymes.
Un ancêtre change de nom
A partir du XVIIe siècle ce devait être plutôt rare. Quand le généalogiste est confronté à une impasse comme je l’ai été, il est bien rare de penser à cette éventualité. C’est donc le hasard qui quelquefois va chatouiller l’esprit et amener les réflexions et les recherches dans cette direction.
DEGAT devient ROUQUETTE
Tout est dit mais comment en suis-je donc arriver à cette conclusion. Et puis, pourquoi un tel changement de nom ?
La description de mes recherches sur ce changement est racontée dans l’article Une vieille énigme généalogique....
En conclusion, il suffit de noter qu’ici c’est le surnom qui est devenu le patronyme lors d’un changement de communes. Il est donc utile de noter ces surnoms lorsqu’ils sont rencontrés dans les divers textes rencontrés et utilisés.
Après de nouvelles recherches et vérifications, il s’avère que ce paragraphe est faux (cela me semblait pourtant vrai en 2008 !) : les DEGAT sont restés DEGAT et les ROUQUETTE sont restés ROUQUETTE. Mais quelle idée d’avoir comme surnom, le nom de famille de son voisin ?
Problème du "patois occitan"
Avertissement : L’occitan n’est pas un patois mais une langue et même une langue très riche puisque Dante préférait écrire dans cette langue afin de mieux exprimer ce qu’il voulait exposer. Mais, comme toutes les langues, l’occitan a des patois. En Quercy, principal pays de mes ancêtres [1], l’occitan que je parlais couramment lorsque j’étais jeune enfant et que j’entendais en permanence à la maison, serait l’un des "plus purs" mais je ne suis pas un spécialiste des langues régionales pour soutenir et défendre cette thèse.
Cet occitan qui m’a fait arriver à l’école à l’âge de 4 ans en parlant plutôt approximativement le français, joue un grand rôle dans les écritures des patronymes de mes ancêtres. Comme ils étaient tous cultivateurs, laboureurs ou brassiers [2] et qu’ils ne savaient ni lire ni écrire, ils devaient confier le destin de l’écriture de leurs patronymes aux "scribes" chargés des actes de l’état civil et avant aux religieux qui enregistraient les BMS BMS Baptême, Mariages, Sépultures. BMS est un acronyme pour représenter les registres répertoriant ces événements avant la Révolution Française. C’était alors des religieux qui les tenaient à jour. [3]. Certains de ces "secrétaires" ne parlaient sans doute pas du tout l’occitan et d’autres ne devaient que le comprendre. Ils "traduisaient" donc ce qu’ils comprenaient. De plus, ils devaient très certainement peu vérifier la source des évènements. Je les soupçonne même quelquefois d’avoir succombé à force libations avant de se livrer aux travaux d’écriture que nécessitaient leurs charges...
LH donne ILL
Le son [Y] comme dans dans famille ( prononciation [FaMiY] ) s’écrit généralement "ill" en français mais il s’écrivait "lh" en occitan :
- LAVERHNE deviendra LAVERGNE
- VERNHE deviendra VERGNE
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A donne O
Les sons ne sont pas prononcés de la même manière : le son [a] est souvent prononcé [o] (o ouvert comme dans "botte" [BoT] ). C’est systématique en fin de mots mais là il devient souvent [e] (comme dans "vieux" [Vje]).
- LOMOTTO ou LAMOUTO deviendra LAMOTTE ou LAMOTHE
- CAPELO deviendra CAPELLE
OU donne O
Le son [u] (comme dans "louve" [LuV]) devient O
- LAMOUTE devient LAMOTTE
Cumuls d’adaptations
- LOMOUTO devient LAMOTTE ou LAMOTHE
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2025
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Nés à 5 mois d’intervallelundi 17 novembre 2025
Ce pourrait être banal s’il ne s’agissait pas de frère et sœur.
- S’agit-il d’une erreur d’état civil ? Les actes figurent pourtant bien à leur place chronologique
- La deuxième naissance, celle de Jean, est-elle celle d’un grand prématuré ? Comment savoir ? Le fait qu’il soit mort deux jours après sa naissance me faire pencher pour cette hypothèse.
- Est-ce que Marie aurait été déclarée tardivement (un oubli) ?
Marie Brouquy est née le 4 août 1814 à Miers dans le Lot. Elle est la fille de Jean-Pierre Brouquy, propriétaire agriculteur et Marie Jeanne Bergounious. La déclaration est faite par le père. Elle est décédée le 6 septembre 1831 à Miers à l’âge de 17 ans.
Jean Brouquy est né le 28 décembre 1814 à Miers dans le Lot donc. Il est le fils de Jean-Pierre Brouquy, cultivateur, et de Marie Bergounious. La déclaration est faite par Toinette Brouquy citée comme belle-sœur de la mère. Jean est décédé le 30 décembre de la même année âgé de deux jours. Il a donc vécu deux jours seulement.
Et voilà Geneanet qui me casse les pieds en me disant que j’ai sans doute fait une erreur : "La naissance de leurs deux enfants, BROUQUI Marie et BROUQUI Jean, est trop proche." Ça fait deux fois que je lui dis d’ignorer cette erreur mais maintenant c’est la première qui apparaît !
Je sais aussi que dans ce petit village du Haut-Quercy, les Brouqui ou Brouquy y étaient nombreux à cette époque. Certains sont mes ancêtres mais, paradoxe, je ne suis lié à ces deux-là que par le mariage de leur sœur Rose avec un petit-fils de mes ancêtres. Il y avait tout de même presque 1500 habitants à cette époque (moins de 500 maintenant). Mais, comme plusieurs branches de mes ancêtres y vivaient, je me demande si je ne suis pas cousins avec la presque totalité des miersois et miersoises.
Dois-je faire confiance à l’état civil ? Je n’en sais rien mais il peut aussi y avoir des erreurs tout comme dans les arbres généalogiques en ligne... mais en nombre beaucoup moins important (statistiquement bien entendu).
Mots clés : généalogiste , 46-Miers , épine généalogique , challengeAZ-2025
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Note à moi-même : penser à vérifier les informations de MON sitesamedi 15 novembre 2025
Critiquer les autres, ok mais ne pas oublier de se critiquer soi-même !
Pour la peine, vous aurez deux anecdotes aujourd’hui !
Depuis quelques temps (deux ans déjà) et sans doute pour encore quelques temps (au moins deux ans encore), je vérifie une à une toutes mes fiches généalogiques.
Aujourd’hui, je tombe sur ça :
Petite précision : le texte en rouge indique qu’un lien (URL) est associé.
Mais où est l’erreur (quasiment une faute tellement elle est peu visible) ?
Pour répondre à cette dernière question, il faut... vérifier le lien lui-même ! Il mène où ce lien ?
Ben... à la fiche individuelle de Jean PETIT de l’arbre généalogique de Bernard [4]. C’est bien l’objectif. Sauf que, si c’est bien la fiche de Jean PETIT qui s’ouvre, il ne s’agit pas du bon ! Il est indiqué qu’il est né en 1795 et décédé en 1849. Or le lien affiche la fiche de Jean PETIT né en 1824 et décédé en 1828, le fils !
Facile à réparer, bien sûr mais ça reste une erreur !
Coïncidence : je relis cette page (encore à l’état de brouillon) juste après avoir résolu une autre épine généalogique sur... le même thème, la même idée.
Voici ce que j’ai publié sur BlueSky (compte Malibele MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. @malibele MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. .bsky.social)
Post 1"Ben v’là aut’chose" ! En cherchant à solutionner une épine généalogique pour un article du #challengeAZ, je tombe sur une autre épine généalogique. Je cherche donc la solution de cette dernière pour avancer sur la première. Et j’ai sérieusement avancé : ...Post 2
[(...les épines ont disparu ? La principale protagoniste n’a pas pu se marier avec cet introuvable Jacques étant donné qu’une mention a été ajoutée à son acte de naissance : "Lad. Catherine mourut peu de jours apres et fut enterrée sous la galerie".
Post 3
Reste à vérifier quand même le contenu de l’acte de mariage qui m’avait fait ajouté le dit Jacques comme époux de Catherine ! Il reste donc une épine : "Qui est Jacques ?"Post 4
J’ai trouvé Jacques (j’avais une erreur sur l’orthographe de son nom). Il a épousé une nièce de Catherine et il était beaucoup plus jeune. Heureusement que ça se passait dans une petite paroisse du 41.
Quant à l’acte de mariage qui m’aurait servi de source, il n’y est pas fait mention de Catherine.Post 5
Je devais être très fatigué le jour où j’ai entré ces données...Conseil : ***il faut vérifier même nos données déjà saisies***.
Conclusion : Il faut vérifier nos données de temps à autre... Je sais, j’insiste...
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2025
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Une Marie en cache toujours une autrevendredi 14 novembre 2025
Cette nouvelle épine généalogique a été découverte en comparant des arbres généalogiques en ligne au mien. Le problème : Les parents de Marie cités ne sont pas toujours les mêmes alors que le mariage, l’époux, les enfants, le lieu correspondent !
Sommaire
Deux arbres presque identiques
Deux arbres affichent presque les mêmes informations pour la même personne. Pour les deux arbres, c’est un sosa de leur de cujus. Les deux affichent l’acte de mariage comme source. L’un d’eux ajoute aussi mon arbre pour la naissance et le décès (deux données estimées et donc sujettes à caution). Les deux donnent Mathurin "Pierre" PRADELLE comme enfant et sosa (tout comme moi).
Les différences : les parents ne sont pas les mêmes et l’un situe le mariage à Miers et l’autre à Montvalent, deux paroisses voisines au nord du causse de Gramat dans le Lot. Autre différence non visibles sur les photos, l’un ne cite qu’un seul enfant et l’autre sept (comme moi). Cette différence n’est pas à prendre en compte puisque certains n’affichent que leurs ancêtres uniquement.
Pour la famille des parents de Marie, j’ai noté ceux de l’un des arbres corroborés par d’autres arbres. Mais d’autres reproduisent les données de l’autre arbre. Qui a raison ? Mes sources n’étant que secondaires, je peux très bien faire partie de ceux qui ont copié bêtement.
Donc, la piste vers solution est évidente : commencer par trouver l’acte de mariage. Peut-être devrais-je dire les deux parce que je subodore un problème d’homonymie en raison des lieux différents de l’acte de mariage.
Le problème reste entier puisque l’acte n’est pas filiatif (les parents ne sont pas cités). Toutefois, l’acte de mariage existe. Pourquoi l’un des arbres affiche-t-il la source à Miers ?
Après le feuilletage des registres de Miers, il faut se rendre à l’évidence, il n’y a pas de mariage à la date indiquée pour ce couple, même pas dans l’année. Mon hypothèse tombe à l’eau.
Petite note au passage : En feuilletant les registres, je constate qu’il y a beaucoup de mariages cette année-là à Montvalent et très peu à Miers. Pour les naissances cela semble l’inverse.Petit passage par une nouvelle recherche sur geneanet.org. De nombreux arbres en ligne affichent Marie Fouilloux mais quelques-unes affichent une date de naissance différente (presque un an plus tard, le 11 novembre 1729) mais toujours à Montvalent. Le soupçon d’homonymie réapparaît. Se pourrait-il qu’il y ait deux Marie Fouilloux ? Il faut bien reconnaître que ce nom de famille a une forte connotation vers la langue occitane, langue pas toujours maîtrisée par les rédacteurs des actes.
J’ai trouvé les deux actes ! Il y a bien un problème d’homonymie mais je suis toujours dans l’impossibilité de savoir quelle est la bonne Marie Fouilloux !
Nouvelle piste à trouver... Peut-être via les actes de baptême des enfants. J’en ai trouvé sept. peut-être que, le lien de parenté d’un parrain ou d’une marraine me permettra d’attribuer la bonne famille à Marie Fouilloux.
Quelquefois, la chance est avec nous... parce que trouver la résolution de l’épine généalogique dès le premier enfant... ça évite de feuilleter des pages et des pages de registre.
Pour ceux qui auraient des difficultés à lire, voici la transcription :
"jean pradelle fils de mathurin et de marie fouilloux travailleurs mariés habitans au village de la blatte, est né Le 17 juin 1747, et a été baptisé Le Lendemain, a été parrain jean pradelle grand pere paternel habitant du village de masdandrieu pte psse, et marraine jeanne varagnes grandmere habitante du village de pechblan qui n’ont pu signer"Je sais que le père de Mathurin s’appelle Jean. Donc, c’est lui le parrain. Quant à la grand-mère, nécessairement la grand-mère maternelle (puisqu’elle habite un autre village) Jeanne Varagnes, elle est donc la mère de Marie Fouilloux. Cette dernière est donc celle née en 1729.
Je fais donc partie de ceux qui se sont plantés ! Il ne reste plus qu’à remettre ça d’aplomb.Peut-être que je devrais vérifier aussi les données des autres enfants de la famille mais aussi les données des membres de la famille affectée par erreur à Marie (et ajouter cette deuxième Marie Fouilloux). Mais ça, ce n’est plus dans le cadre de l’épine généalogique. Enfin, j’espère. Et puis, qu’est-elle devenue Marie Foullioux née en 1728 ? Les deux Marie Foullioux sont peut-être cousines ?
Quand même, je me demande bien pour quoi je n’ai pas fait davantage de vérifications lors de la première saisie, il y a plus de douze ans...
Dire aussi que certains ont fait comme moi ! que quelques-uns m’ont même cité comme sources des données de leur arbre ! que personne ne m’a jamais posé de questions ! que... que... que...Mais, vérifions donc nos informations plutôt deux fois qu’une !
J’ai pris la piste de Marie, celle née en 1728. Elle s’est mariée à Montvalent en 1748 et a épousé Antoine Darnis. Elle a eu au moins 3 enfants : Géraud, Marguerite et Géraud. Elle est décédée le 29 octobre 1753 à Meyronne, 6 mois après avoir mis au monde Géraud, son dernier enfant. Une vie plutôt courte.
Pour l’instant, je n’ai pas trouvé de lien avec Marie Fouilloux, celle née en 1739.
Mots clés : généalogiste , 46-Montvalent , challengeAZ-2025
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Ces lieux qui disparaissent...jeudi 13 novembre 2025
Cela doit bien exister mais je crois que les généalogistes exagèrent un peu ... à moins qu’ils ne fassent une confusion. La plupart du temps, ce ne sont pas les lieux qui disparaissent mais leurs noms.
En effet, les structures administratives changent, évoluent, s’améliorent... ou se dégradent. Par ailleurs, des décisions "éminemment politiques" divisent les lieux, les regroupent, les insèrent, les renomment... mais ne les déplacent pas. Ouf ! Quoique...
Saint-Dolus était un village avant la Révolution. Il l’est resté pendant la Révolution et, bizarrement, l’est toujours. Mais, vous aurez bien du mal à le trouver sur une carte. Pourtant, il existe bel et bien. La Révolution, en supprimant, tout ce qui pouvait rappeler la religion chrétienne, a rebaptisé ce village Issendolus. L’après Révolution a souvent vu le rétablissement des noms antérieurs mais... pas celui-ci. Et oui, Issendolus, dans le Lot, est le seul village de ce département qui a décidé de conserver son nom révolutionnaire !
Pour quelques changements, disparitions ou créations de communes dans le département du lot, voir "Les anciennes communes du Lot" sur ce site.
Si vous cherchez sur une carte de France Briou-sur-Ime, aussi détaillée que soit la carte, vous ferez là-aussi choux blanc. Et n’allez pas croire qu’un moteur de recherche va apporter beaucoup d’informations... Briou-sur-Ime est le nom révolutionnaire d’une commune qui s’appelait auparavant Saint-Laurent-des-Eaux (c’est dans le Loir-et-Cher). Après la Révolution, elle reprendra d’abord que partiellement son nom : Laurent-des-Eaux. Puis décidera de reprendre la totalité du nom : Saint-Laurent-des-Eaux. Là, avec un moteur de recherche, vous devriez trouver sans difficulté qu’il s’agit de la commune de Saint-Laurent-Nouan, ainsi appelée depuis que la commune de Saint-Laurent-des-Eaux et celle de Nouan-sur-Loire ont fusionné à la fin du XXe siècle/
Pour quelques changements, disparitions ou créations de communes dans le département du Loir-et-Cher voir "Les anciennes communes du Loir-et-Cher" sur ce site.
Si un conseil peut-être utile à un généalogiste amateur (comme moi par exemple), c’est bien de rechercher dans les anciens noms de communes en n’oubliant pas qu’avant la Révolution, la structure qui prévalait était la paroisse qui n’a pas systématiquement était transformée en commune, loin de là.
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2025
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Seule la carte m’a permis de trouver...mercredi 12 novembre 2025
L’acte de décès de la période révolutionnaire est un imprimé à compléter. J’aurais pensé qu’il était facile à lire. L’acte de décès de Guillaume, mon ancêtre, me dit où il est né en Dordogne. Oui, mais voilà, je ne trouve pas ce lieu périgordin en limite probable du département du Lot.
Sommaire
Je lis "Arjenes" mais aucune commune ne porte ce nom. Comme je sais qu’il est décédé à Cazoulès, je me dis que ce lieu ne doit pas se situer bien loin. J’ouvre une carte et mon doigt décrit des cercles concentriques autour de ce village de la vallée de la Dordogne.
Se pourrait-il que ce soit Eybènes ? Sur la carte figure ce lieu au nord de Cazoulés. Mais pourquoi ne l’ai-je pas trouvé dans la liste des communes ? Pourtant, sur la carte, une église est mentionnée. C’était donc une paroisse.
Une recherche avec mon moteur de recherche favori et me voici avec une liste de liens qui me confirme qu’Eybènes existe bel et bien. Par contre, il ne figure pas dans les communes de Wikipedia.
Je finis par repérer plusieurs citations de Eyvigues-et-Eybènes. La page de wikipedia me parle alors de Eyvignes-et-Eybènes (petite différence orthographique) mais elle me dit tout de suite : " Eyvignes-et-Eybènes est une ancienne commune française du département de la Dordogne." Moi qui commençais à croire que c’était Eybènes qui devait être une ancienne commune française !
Continuons la lecture. "Ancienne commune de la Dordogne, Eyvignes-et-Eybènes a existé de 1827 à 1965. Elle a été créée en 1827 par la fusion des communes d’Eybènes et d’Eyvignes." Donc j’avais raison. Mais ça devient compliqué.
Pour couronner le tout, cette commune qui a été fusionnée avec celle de Salignac, s’est d’abord appelé Salignac-Eyvignes avant de s’appeler Eyvigues-et-Eybènes depuis 2001.
Résumons :
- Période révolutionnaire : transformation de la paroisse de Eybènes en commune
- 1827 : fusion des communes de Eyvignes et de Eybènes dans la nouvelle commune de Eyvignes-et-Eybènes
- 1965 : fusion des communes de Salignac et de Eyvignes-et-Eybègues dans la nouvelle commune de Salignac-Eyvignes
- 2001 : changement de nom de la commune de Salignac-Eyvignes qui devient Eyvigues-et-Eybènes
cetetelle a dit (Merci pour son aide) : "Ça ne pourrait pas être A Raysse, hameau de Cazoulès, Eyvigues est beaucoup plus au nord-est, un peu éloigné de Cazoulès . (Coin que je connais, j’ai une maison à Lamothe-Fénelon :) )"
Mots clés : challengeAZ-2025 , Dordogne (24) , généalogiste
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Histoire d’une (petite) recherche
J’ai enfin trouvé la date et le lieumardi 11 novembre 2025
Le décès de Claude PETIT demeurait introuvable. Enfin, pas tout à fait. Il était probablement décédé en Saône-et-Loire (très forte probabilité) et sans doute à SAINT-BOIL. Sur geneanet.org, personne ne proposait de date précise de décès bien qu’il figure dans une petite dizaine de liens vers des arbres généalogiques.
C’est lorsque un évènement est plus ou moins cerné qu’il faut alors mettre en œuvre une méthode de recherche systématique.
Puisqu’il était décédé avant 1840 (fait certain), la première recherche qui s’impose va s’orienter sur les tables décennales. Comme elles existent depuis 1793, il "suffit" de feuilleter toutes les tables de décès sur cette époque. L’expérience m’ayant amené à me méfier aussi bien de l’écriture des noms de famille que de celle des prénoms et ces prénoms étant quelquefois variables (pour ne pas dire fantaisistes), un tableau des personnes rencontrées s’impose. Comme d’habitude, il sera exclusivement réservé à un seul nom de famille : dans le cas présent, ce sera PETIT. Comme il est possible de rencontrer quelques collatéraux ou leurs descendants au passage, une colonne sera réservée aux prénoms. Les autres permettront de noter le lien (URL), le n° de la page (au cas où... mais le besoin n’existe que lorsqu’on a oublié de le noter justement), le nom tel qu’il est écrit (en raison de la variation de l’orthographe), le (ou les) prénom(s), le jour, le mois, l’année du décès, la commune (il est possible et même probable qu’avec le même nom de famille il faille chercher ailleurs), le département (au cas où). Il y sera ajouté une colonne pour les dates de l’époque révolutionnaire puisque les 13 premières années à explorer relèvent de cette période. Jour, mois et année sont dans des colonnes séparées parce que la plupart des tableurs ne savent pas lire les dates avant 1900 en tant que date.
Il s’avère très vite que le nom PETIT est très répandu à SAINT-BOIL mais il y a peu de Claude : trois pour être précis sur la période explorée (décès uniquement). Passons aux actes et, comme avec les tables décennales, il faut remonter le temps de 1840 vers 1793. Au passage, le tableau sera complété par les rencontres faites autour de ce nom de famille. Une colonne est ajoutée afin d’y noter les autres renseignements rencontrés et qui peuvent être utiles pour identifier le plus formellement possible.
Le premier Claude PETIT, décédé le 11/12/1840, n’a que 24 ans et il est mort à l’hôpital de CHALON. Tiens, c’est bizarre qu’il figure dans ce registre ! Il est trop jeune à son décès pour correspondre. Comme j’ai le nom du père de Claude PETIT rencontré, la vérification est vite faite : ce n’est pas celui-là.
Le deuxième est mort à l’âge de six mois en 1838. Aucune chance que ce soit lui avec la confirmation par le nom des parents.
Le troisième est mort à 54 ans en l’an X de la République. Ça pourrait coller mais comment être certain que c’est celui-là puisque ni les parents ni l’épouse ne sont cités ? La lecture complète affiche comme déclarant (témoin donc), un certain Jean BRENOT, charron et gendre du décédé. Mais c’est un ancêtre des MaLiBeLe MaLiBeLe La généalogie telle que je la vois à travers l’arbre généalogique de mes petits enfants. ! Vérification faite, la fille de Claude PETIT qui se prénomme Claudine est bien l’épouse de Jean BRENOT, charron à SAINT-BOIL.
Il n’y a donc plus qu’à enregistrer ce décès dans ma base de données et à compléter la fiche individuelle (si elle a déjà été créée). Je serai le "prem’s" à l’avoir trouvé. Bon, il doit bien y avoir quelques sites qui répertorient cet acte mais, ce sera quand même moi qui lui aurait trouvé sa famille. Enfin, c’est ce que je pense puisque je n’avais rien trouvé jusqu’alors.
Claude PETIT est donc mort le 30 germinal de l’an X à 71 SAINT-BOIL où il était vigneron. Il a aussi été noté comme cultivateur. A son mariage avec Marie GAUTHERON, il était marguillier. Il était né à Saint-BOIL vers 1748.
L’étape suivante est la recherche de l’acte de naissance vers 1748 : ce sera donc plutôt un acte de baptême (BMS BMS Baptême, Mariages, Sépultures. BMS est un acronyme pour représenter les registres répertoriant ces événements avant la Révolution Française. C’était alors des religieux qui les tenaient à jour. ) qui devrait être trouvé sans trop de difficulté. Enfin , je l’espère. Mais ça, c’est un autre problème et pas encore une épine généalogique.
Mots clés : généalogiste , épine généalogique , challengeAZ-2025
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Inconnu comme un nouveau documentDécouverte d’un extrait de terrier
lundi 10 novembre 2025
Il y a des temps où on n’avance plus. le "sur place" est alors décourageant. Et pourtant, que de bonheurs et d’enthousiasme quand, subitement, de nouveaux éléments apparaissent...!
Un jour, ma tante m’a donné des pages dactylographiées.Mais c’est quoi ce truc ? Je disposais de la transcription de quelques pages d’un "livre terrier".
Il y a déjà quelques temps, ce fut le cas. Je venais de récupérer de nouveaux documents dont l’extrait d’un "terrier" [5] dont je peux associer formellement beaucoup de données à ma famille maternelle bien que je n’aie pas encore réussi à relier les propriétaires cités à mes ancêtres (déchiffrage compliqué). En effet, les descriptions des terrains possédés sont des terrains que je connais personnellement et qui, pour ma grand-mère avait toujours fait partie de la famille ; Et puis des noms comme "Les Vieilles Vignes" ou "Pisserate" sont bien trop évocateurs pour n’être qu’une simple coïncidence (trop invraisemblable).
J’ai tenté souvent de transcrire ce document mais mes compétences en déchiffrage de cette écriture sont bien trop limitées... pour l’instant. Je ne désespère pas mais le temps s’écoule et je n’y arrive toujours pas suffisamment.
Mots clés : 46-Rocamadour , généalogiste , challengeAZ-2025
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Quelle belle histoire !samedi 8 novembre 2025
Titre à lire au second degré parce que... (lire l’article apporte la réponse. Enfin, j’espère !)
Couple invisible (image inspirée du film éponyme)Image d’un couple invisible inspirée par le film éponyme (paraît-il ! ?)
Deux frères, François et Pierre, épousent deux sœurs, Marie et Marie, le même jour au même endroit. Quelle belle histoire trouvée sur un arbre en ligne !
Oui, mais voilà, quand on consulte les BMS BMS Baptême, Mariages, Sépultures. BMS est un acronyme pour représenter les registres répertoriant ces événements avant la Révolution Française. C’était alors des religieux qui les tenaient à jour. pour le lieu et la date correspondants, il n’y a qu’un seul mariage : celui de Pierre et Marie ! Pas davantage durant les années qui précèdent ou celles qui suivent. Rien[fr]. Re[oc], Nada[sp]. Nothing[en].
Intrigué et la curiosité aidant (ben oui, je suis plutôt curieux de nature), la recherche des informations à propos des familles de Pierre et de Marie permet d’affirmer : il n’y a pas deux sœurs prénommées Marie dans la famille de Marie [6]. Si l’acte de baptême de Pierre est assez vite trouvé, impossible de dénicher celui de son frère François. La lecture systématique aurait pourtant dû... Et si, mais oui, c’est sûrement ça : François n’a jamais existé !
Exit la belle histoire d’épousailles. Bienvenue à cette histoire, somme toute exemplaire face aux informations généalogiques erronées. Toujours vérifier les actes. Toujours [7] !
Mots clés : généalogiste , challengeAZ-2025
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