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Présentation de MA grammaire généalogiqueSans copyright et donc libre de droit
jeudi 24 octobre 2024
Cette "grammaire généalogique" a pour but de regrouper toutes les techniques, astuces et choix pour construire un arbre généalogique dans le logiciel de généalogie webtrees. Spécifiquement adapté à l’arbre des MaLiBeLe , cette grammaire doit (devrait ?) être transposable à d’autres logiciels. En objectif annexe est visée une éventuelle transmission de la gestion de cet arbre. Cette "grammaire généalogique" est donc souvent très proche d’un mode d’emploi. A ce jour, tous les articles sont plutôt à l’état d’ébauche.
– Mais qu’est-ce qu’une grammaire généalogique ?
– Non, évidemment, ce n’est pas une grand-mère en généalogie ! Quoique, avec mon accent du sud-ouest, ça doit passer facile...– Il s’agit donc d’un ensemble de règles régissant la généalogie.
– Oui mais cela n’existe pas officiellement. En fait chacun dispose de sa grammaire. Pour quelques-uns, elle est minimaliste mais pour d’autres, elle est nettement plus conséquente.
– Pourquoi n’est-ce pas la même pour tous ?
– ... parce que, sur ce point, les généalogistes ne parviennent pas à s’entendre... ! Ils ont quand même fini par adopter les règles du gedcom mais en l’axant sur les échanges de données généalogiques.
– Mais alors, ça n’existe pas la grammaire généalogique...
– Non, ça n’existe pas. Pour l’instant... Peut-être qu’un jour... En attendant, chacun a la sienne.
– Donc tu nous présentes la tienne ?
– Ben oui. C’est un thème comme un autre pour le challengeAZ.
– Je peux m’en inspirer ?
– Tu fais ce que tu veux. Sache toutefois que c’est très lié au logiciel de généalogie utilisé. Il existe bien quelques règles tacites qui datent de l’époque ou les logiciels n’existaient pas. Mais, de nos jours, c’est très disparate. Je ne vais faire aucune comparaison, seulement afficher le plus clairement possible la mienne.
– Donc ça sert peu et ça n’est pas très utile. N’est-ce pas ?
– Ben... ça dépend... mais du sens du vent ! C’est quand ça devient utile que ça sert beaucoup mais quand tu t’en sers beaucoup, tu n’as plus besoin d’y faire sans arrêt référence. Comme pour l’écriture.
– Quand on explore une arbre généalogique, on en a vraiment besoin ?
– Si tu lis un arbre généalogique, tu n’en as pas vraiment besoin ou plutôt rarement. Mais si tu crées un arbre généalogique, il te faut bien des règles pour que le lecteur s’y retrouve facilement. Un écrivain utilise une grammaire, celle de la langue dans laquelle il écrit. Le "généa-arbori-scripteur" se sert donc d’une grammaire. La plupart du temps, elle est très orientée par le logiciel utilisé mais celui qui construit son arbre à l’ancienne sur papier en utilise une aussi, adapté au(x) support(s) utilisé(s).
– Donc ta grammaire, c’est pour ton logiciel ? J’espère que beaucoup l’utilisent comme ça ton travail servira à quelque chose.
– Il y a des utilisateurs mais ce sont quasiment tous des passionnés qui ne font pas la généalogie pour collectionner les ancêtres et pouvoir fièrement montrer leur date atteinte la plus ancienne ou le plus grand nombre de personnes liés à l’arbre. Ils ont plutôt envie de comprendre la vie de leurs ancêtres et de comparer toutes ces vies à la sienne. Ils ont surtout envie de savoir.
– ...
– Ah, au fait j’utilise le logiciel webtrees et mon arbre généalogique s’appelle MaLiBeLe .Mots clés : généalogiste , challengeAZ , challengeAZ-2024
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Simone ou plutôt LASFARGUES Jeanne Simone 1931-2024Quatorze générations dans le même hameau !
lundi 19 août 2024
C’était ma mère, c’était Maman.
Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c’est la présence des absents dans la mémoire des vivants. (Jean d’Ormesson)
Maman,
tu ne voulais pas qu’on le dise mais tu étais une femme exceptionnelle. Oui, nous savons tous que tu n’as pas fait d’exploit et pas davantage une brillante carrière. Tu étais simple. Tu te voulais simple. Tu es toujours restée à ta place. Tu as traversé la vie et les épreuves avec courage sans chercher ni la gloire ni la lumière.
Tu aurais aimé poursuivre tes études mais tu as dû travailler très tôt. C’est d’ailleurs ainsi que tu as rencontré Papa à la terrasse d’un café de Rocamadour où tu étais serveuse et où il était venu boire un verre. Oui, tu étais une amadourienne, née dans une ferme du causse aride à Lafage. Tu y as vécu ton enfance tout au-dessus de la vallée de l’Alzou et du célèbre canyon de Rocamadour.
Tu étais une mère courage mais aussi une guerrière à ta façon. Pendant la dernière guerre mondiale (celle de 45), la ligne de démarcation ne passait pas bien loin et peu de personnes aujourd’hui peuvent témoigner que tu ravitaillais le maquis. Tu m’avais raconté, qu’à la vue d’un groupe de soldats nazis, tu t’étais cachée dans une cabane de pierres sèches comme il y en a tant sur le causse. Les soldats ont tiré sur les murs. Tu ne devais pas en "mener large" mais, comme Papa, tu ne voulais pas qu’on parle de cette période, période que tu voulais oublier et effacer de ta mémoire.
Tu nous as élevés, mes frères et moi, dans une ferme de Broche dont Papa avait hérité et où nous nous étions installés juste avant le terrible hiver de 1956. Il ne devait pas faire très chaud dans cette maison dont les derniers occupants étaient des maquisards du groupe de résistants de Roland Malraux. Je suppose que nous passions la nuit près du cantou...
Tu aidais Papa dans les champs mais tu faisais aussi la cuisine et t’occupais des tâches ménagères sans l’aide d’aucune machine. Tu adorais préparer des repas de fête où tes incomparables talents de cuisinières hors pair faisaient des miracles. Tu savais parfaitement coudre et tu tricotais avec merveille, adresse et intelligence. Je me souviens de ces superbes châles que tu créais au crochet de tes doigts habiles avec tes calculs quelquefois compliqués.
Tu n’as jamais vraiment quitté Broche pourtant Papa et toi étiez très heureux de venir me voir chez moi, loin de vous, là où vous m’aviez envoyé pour que je puisse poursuivre mes études. Je sais qu’en prenant de l’âge, vous regrettiez un peu ce choix qui m’avait éloigné du cocon familial.
Maintenant, tu es partie rejoindre Papa et Alain. Ne’t podi pas mei diser adishatz. Que’t disi donc adiu. Passa l’adish a Papa et a Alan [1].
Aujourd’hui, une page se tourne avec ton départ mamie.
On te dit « adieu » mamie et ainsi se ferme la porte de la maison de Broche. Broche, où nous avons tous, tes 8 petits-enfants, de précieux souvenirs.
Ton prénom de naissance était Jeanne mais pour nous tu étais mamie Simone.Chez mamie Simone, les gourmands trouvaient toujours des chocos et des madeleines dans le placard.
Chez mamie Simone, ses merveilles étaient les meilleures du monde.
Dans les mains de mamie Simone, il y avait souvent des aiguilles à tricoter. Tes 8 arrières-petits-enfants ont tous été gâtés avec tes chauds habits. Quant à moi, je garde comme un précieux souvenir de toi, mes guirlandes à pompons de mon mariage, entièrement confectionnées par tes mains expertes.
Chez mamie Simone, il y avait toujours du café de prêt, tôt le matin, pour Jean-Luc et Damien qui commençaient toutes leurs journées en passant te voir. Jean-Luc qui t’a si bien entouré.
Chez mamie Simon, il y avait toujours la Dépêche [2] du jour à lire. Et comme tu disais à chaque fois à maman lorsqu’elle partait « N’oubliez pas les Dépêche ! ».Tu avais des plaisirs simples : t’installer sur ton balcon, tes mots mêlés et ton journal à portée de main, et de là tu pouvais profiter et t’intéresser à la vie de la ferme.
Aujourd’hui, une page se tourne. Tu pars et tu vas retrouver les tiens.
Pour Sébastien et moi, c’est une branche de notre arbre généalogique qui se casse. Tu vas rejoindre Papa. Dis-lui combien il nous a tant manqué pendant toutes ces années et combien il nous manque toujours… pour tout.Avec Estelle, Magali, Sébastien, Damien, Etienne, Corentin, Maria-Liv, Benjamin, Léonie, Ambre, Johan, Maëlie, Romie, Louisa et moi, on t’aime fort.
Vanessa (ma nièce)
Maman (mon texte de 23/04/2013)
Officiellement, ma mère ne s’appelle pas Simone mais Jeanne. Mais tout le monde l’appelle Simone. C’est très fréquent parmi ses frères et sœurs. Ma mère naquit, en 1931 à côté de Rocamadour dans un petit village aux maisons de pierres sèches, au milieu de nulle part, au-dessus de paysages somptueux pour nous mais sans doute bien plus ordinaires pour elle, dans un pays de cailloux, de murets, d’herbes rases et d’arbres chétifs.
Elle vécut dans un château, elle, la fille de pauvres paysans travailleurs, laboureurs ou manœuvriers. Elle n’y était pas servante mais, par les chemins tortueux de la destinée, ses parents étaient propriétaires de cette bâtisse que je n’ai connu qu’en ruines et que j’ai toujours baptisée château parce qu’elle est toujours flanquée de ses deux tours de pierres. Maintenant, c’est devenu un hôtel restaurant plutôt haut de gamme. Pour l’anecdote, l’ancêtre, Pierre Lasfargues, qui a acquis cette bâtisse a été surnommé "Richard", mot construit en dérision à partir de "riche" ! Mais tous ses ancêtres identifiés dans la lignée paternelle étaient quand même originaire de Lafage !
Ses deux parents s’appelaient Lasfargues, un nom très répandu dans le Haut-Quercy, mais la famille paternelle était de Gramat et l’autre de Rocamadour. Cette dernière n’avait sans doute jamais quitté ce village de Lafage. Comment puis-je poser une telle affirmation (même si j’en marque le doute avec l’expression "sans doute") ? Tout simplement parce que cette famille est signalée dans un livre terrier. Lorsque j’ai reçu une retranscription de ce document, je n’en avais jamais entendu parler et je ne savais donc absolument pas ce que c’était. Depuis 1550 environ jusqu’à la naissance de ma mère, la branche patronymique a vu ses titulaires nés dans ce village. Soit quatorze générations consécutives ! Excusez du peu !
Mots clés : 46-Rocamadour , généalogiste , ancêtre , 46-Lafage
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Briqueterie-tuilerie de Bostrichard à Meilhac (87)mardi 16 juillet 2024
Meilhac est proche de Nexon. La briquèterie/tuilerie n’a été exploitée que par René Frugier. L’auteur du site "Et si Nexon m’était conté", dans son article sur la famille des BONNAFY-FRUGIER aborde l’histoire de la briquèterie/tuilerie. Les paragraphes correspondants sont repris ci-dessous.
Sommaire
[...]
2- Gilbert Marie « René » FRUGIER (1858-1954)
Il est né le 20 mai 1858 à Nexon. C’est le deuxième enfant de Léonard FRUGIER et de sa femme Marie DUVERGER. A l’état civil il est déclaré s’appeler Gilbert Marie René mais, comme souvent, c’est le troisième prénom qui devient usuel.
[...]
A coté de son activité dans la porcelaine il se lança dans la fabrication de tuiles et de briques sur sa proprété de Bostrichard. Le village est situé sur la commune de Meilhac mais pour la publicité René FRUGIER indiquait « près de Nexon ». La terre glaise était extraite aux Blas et elle était acheminée par des charettes tirées par des chevaux et des wagonnets sur rails.
Réné Frugier était un entrepreneur insatiable. Il voulait maitriser toute la chaine de production de sa porcelaine. Pour cela il a acheté des carrières de kaolin dans les Cotes d’Armor et dans la région de Béziers.
fabrication industrielle des porcelaines par Marc LARCHEVEQUE Paris 1928
Marc LARCHEVEQUE[...]
René FRUGIER décède le 11 fevrier 1944 à 85 ans. On notera que l’acte de décès utilise son prénom officiel « Gilbert » et non le prénon usuel « René » :
Ses héritiers n’ont ni ses compétences scientifiques ni managériales. La fabrique de porcelaine fut reprise par Haviland et la tuilerie périclitera. Les cheminées seronr démolies, le terrain nettoyé …
[...]
Dans les commentaires...
On voyait écrit en gros le nom Frugier depuis la route allant à Ladignac. (Jeff - 16/12/2015)
[...] on l’appelait communément la tuilerie de bosrichard, en fait c’était une briqueterie, mon père y a travaillé dans sa jeunesse, la terre glaise était récupérée au lieu-dit « Les Blas » et était acheminée sur des petits rails par des wagonnets que l’on peut peut-être voir encore si la végétation n’a pas prie le dessus. (Christian Frugier - 28/08/2019)
Cette tuilerie faisait partie des propriétés du Docteur Frugier,qui habitait à Nexon,rue du Nord (actuellement rue Gambetta. Au décès du Docteur Frugier,c’est sa fille Madame Denis,qui l’a héritée . Après,elle n’a plus été exploitée et la grande cheminée menaçant de s’écrouler,elle a été démolie. (Rose Forgeron - 29/08/2019)
[...] petit rectificatif au sujet de la tuilerie de « Bostrichard » et non « Bosrichard » qui effectivement fabriquée bien des tuiles et des briques, la glaise était bien acheminée par des wagonnets ainsi qu’à l’aide d’un camion GMC dont la robustesse et la solidité ne sont plus un secret, la glaise était récupérée au lieu-dit « Les Blads » et non « Les blas » commune de Meilhac.
Je tiens à préciser qu’il n’y a aucun lien de parenté entre ma famille et le nom de Frugier inscrit sur la cheminée. (Christian Frugier - 30/08/2019[...] Je suis une petite fille descendante des Frugier et Bonnafy. Oui mon arrière grand oncle René Frugier avait inventé l’aluminite effectivement et plusieurs fois fait sauter le joli kiosque dans le parc de la maison familial de Nexon. Ce fut effectivement racheté par Haviland.
C’est aussi un des frères Frugier de ma famille, qui avait autrefois cette tuilerie dont vous parlez. Effectivement ma grand-cousine Jeanne Frugier-Denis (1884-1980) en avait hérité. [...] (Rulha (Bonnafy-Frugier) - 24/04/2023)Il serait souhaitable que le nom de l’auteur soit cité ici mais il n’apparaît pas sur le site (recherche infructueuse).
Mots clés : collectionneur , brickostampaphile
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semaine 26 : maison prisonnière de son passésamedi 29 juin 2024
Enfermée derrière la grille, la maison toujours inhabitée n’a pas changé depuis au moins les années cinquante.
Mots clés : photographe
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semaine 25 : de l’autre côté, l’océansamedi 22 juin 2024
L’incendie qui a détruit la forêt de ce côté de la dune du Pilat a laissé des traces qui perdurent toujours mais la puissante nature reprend peu à peu sa place.
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Semaine 24 : au-dessus d’un cingle de la rivière Lotsamedi 15 juin 2024
Découverte un peu par hasard dans ce camping, la vue offerte après ces journées pluvieuses est immense.
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Semaine 23 : bonde traditionnelle en Solognesamedi 8 juin 2024
En passant sur la levée d’un petit étang solognot, un magnifique reflet s’offre en ce jour à la météo très calme.
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semaine 22 : Menace ou promesse ?samedi 1er juin 2024
Le ciel se pare de couleurs somptueuses et nous déguisons nos châteaux de couleurs quelquefois surprenantes (à tout le moins étonnantes).
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semaine 21 : inondation forestièresamedi 25 mai 2024
Quand l’eau arrive en trop grande quantité dans un lieu où elle ne peut partir qu’à petite vitesse, elle séjourne quelque temps nous rendant impatients, perplexes ou inquiets.
Mots clés : photographe
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Ma collection de citations (mes citations préférées donc)samedi 25 mai 2024
Liste des citations collectées.
- Le seul courage est de parler à la première personne. (Arthur Adamov)
- Ce n'est pas que j'ai peur de la mort. Je veux simplement ne pas être là quand elle arrivera. (Woody Allen )
- Les gens oublieront ce que vous avez dit, ils oublieront ce que vous avez fait, mais ils n'oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir. (Maya Angelou )
- Je sais de quelles petitesses meurent les plus grandes amours. (Jean Anouilh )
- Il n'y a qu'une seule façon d'éviter les critiques : ne dis rien, ne fais rien, ne sois rien. (Aristote)
Le fichier contient 176 citations.
Mots clés : lire , collectionneur
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