Il paraît qu’un jour, Flavien Sundhauser a écrit ce texte/poème (peut-être pas en français quoique il habite en Ardèche) :
"Une perte
D’abord, on l’apprend
Puis après, on comprend.
Le monde s’écroule en un instant,
Comme le souffle du vent.
Ensuite, on pleure,
S’abat soudainement le malheur,
Un silence en témoigne
De l’absence qui accompagne.
C’est une tornade d’émotion,
Une peine en tourbillon,
C’est une gifle de la vie, un gifle pour la vie.
Le temps fera son ouvrage,
Sans jamais tourner la page.
C’est une souffrance imposée,
Qu’on s’apprend juste à supporter.
Le deuil n’est qu’un mot,
Qui n’a pas la bonne définition.
On ne fait pas un deuil,
On se trouve juste seul."
J’ajoute qu’à chaque deuil, on est simplement un peu plus seul et que c’est de plus en plus difficile à supporter. Je ne parviens pas, la plupart du temps à tourner la page et pourtant j’ai reçu plusieurs gifles, beaucoup de gifles. Ma vie n’est plus qu’une tornade mais je ne pleure plus. Peut-être est-ce parce que je figure maintenant près de la tête de liste... Peut-être que je serai le prochain ? Peut-être que je continue seulement à me rapprocher de ce numéro un ? Je ne sais pas mais je sais qu’après avoir franchi ce sommet de la vie, je pourrai effacer mes peines, gérer mes émotions, ne plus recevoir de gifles, ne plus avoir à tourner la page puisque sur la dernière j’aurai écrit le mot "fin".
