Quand le ciel nous jette des pierres
Mots clés : généalogiste , Histoire et histoires , 41-Lancé
vendredi 11 août 2023 , par
Vendredi 26 juillet 1872, les conversations vont bon train sur le marché de Vendôme. Une grosse pierre est tombée à Lancé accompagnée d’un bruit d’artillerie pendant près de quarante secondes. Les souvenirs de la guerre de 1870-1871 sont encore bien présents ! Mais, point de bombe ou de tirs militaires.
C’est un bolide, comme on l’appelait alors, de quelque 47 kg qui est littéralement tombé du ciel. Ernest Nouel, encore lui, précise : « On désigne sous le nom de bolide une masse minérale qui circule dans l’espace et qui, déviée de sa route et entraînée par la pesanteur, s’engage dans l’atmosphère de la Terre, s’y échauffe, devient incandescente, puis éclate en morceaux, qui arrivent à la surface du sol. Ce sont ces morceaux qui constituent les aérolithes ou météorites. »
Un défilé permanent à la mairie de Saint-Amand
Ceci posé, notre bolide est repéré par M. Bruneau, instituteur à Saint-Amand qui l’extrait et le dépose à la mairie de Saint-Amand. À l’heure où les réseaux sociaux fonctionnaient parfaitement, du 25 juillet au 26 août, c’est un défilé permanent à la mairie de Saint-Amand pour observer cet étrange caillou tombé du ciel. Parmi les milliers de curieux, de nombreux scientifiques, éminents représentants de différents muséums.
D’autres fragments sont retrouvés dans un rayon de quelques kilomètres jusqu’à Authon et le rayonnement du bolide ne fit que s’accroître dépassant non seulement les frontières du département mais celle du pays. Le journal Le Loir fit paraître, le 4 août, un article intitulé « L’Aérolithe du 23 juillet » signé E. Nouel.
Voir en ligne : Artcile de la Nouvelle République publié le 10/08/2023
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