Des industriels occupés à comptabiliser l’ont faite fuir ailleurs. Des autoroutes d’état partagent d’autres pays.
Pas de lignes droites et un sol sensible. Elle survit et se rend palpable.
La peur de l’usine et la fuite du travail.Le pseudo-goût des paysages et la mode de la campagne.
Ils croient refaire vivre des villages et ne font qu’entraver leur survie. Des hommes s’y accrochent mais la justice citadine les pousse plus loin.
De là-haut, ici s’impose discrètement. Pour l’instant vivant. La peur du célèbre manie les tenailles. Déjà des maisons ne s’éclairent qu’en août. Des masques de crépi "anti-gaspi" fourniront du travail aux pinceaux des archéologues du futur. Fuel et gaz supplantent les bois et s’implantent : ils arrivent seuls et la hache devient inutile. Les fermes agonisent... ou écrasent. Qu’est-ce qu’une grande d’entre elles ? L’espace ? Que nenni. La gestion de cet espace prime tout. Hors-sol est vainqueur. L’animal blanc et notre goût insipide ont vaincu. Qui sait encore apprécier une viande à mâcher ? Pas nos croquants citadins, croque-morts des ruraux. Ne comptent plus que le bifsteak frite du snack et le pain blanc de farine enragée. Les fours s’embuissonnent, se lézardent deux fois et s’écroulent : l’élevage industriel manque de place.
Là-haut Magnagues reste apparemment en vie mais déjà les façades s’encrépissent de jaune ou de rose. Le causse devient de jour en jour impénétrable. L’expert y habite. Il y est né mais on y a un si beau point de vue... ! Je n"y suis plus qu’un touriste pourtant j’y suis né.
Naissance
