Est-ce que j’aime l’histoire ?
Peut-être que oui ! Peut-être que non !
Pour moi, c’est un peu comme la confiture.
(Souvenez-vous : la culture
c’est comme la confiture
moins on en a
plus on l’étale)
J’aime bien la confiture.
J’aime bien l’étaler.
J’aime encore mieux la déguster
Mais je ne suis pas très fort pour la fabriquer.
Étaler la confiture
La savourer
Ça ne s’apprend pas
Ça se vit
C’est comme ça.
L’histoire que j’aime
C’est aussi ça
De temps en temps, je l’étale.
J’adore la découvrir, la savourer
Mais ça, ça ne s’enseigne pas
C’est ainsi.
Attention, toutes les confitures ne sont pas bonnes
Il y en a de ratées
Pas souvent
Et certaines qui se veulent nouvelles
ne se savourent même pas.
Il en est de même pour l’histoire.
Je ne supporte donc pas l’histoire des révisionnistes
Avec quoi l’ont-ils donc faite ?
Ils ne négligent pourtant pas le suce !
Éduquons donc à l’histoire
Ne nous contentons pas de l’enseigner.
Peut-être la ferons-nous ainsi aimer ?
Peut-être donnerons-nous alors envie de savoir ?
Et donc envie d’apprendre !
N’oublions pas que c’est l’histoire qui fait ce que nous sommes.
Elle peut aussi être violences
compromissions
traîtrises
Mais elle peut aussi être émouvante
fière
éducative…
L’histoire ne devrait donc pas commencer par s’enseigner
Mais par se savourer
Il faut donc éduquer le goût
Et non gaver pour engraisser.
Une tête bien faite
Ça n’est pas une tête trop pleine
Vivre
