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Un poilu nouanais, Mort pour la France "raconte"...

Ce poilu

Mots clés : Nouan-Le-Fuzelier, Loir-et-Cher (41), #1J1P, #1GM

dimanche 12 novembre 2017


Albert Jean Després ne figure pas sur le monument aux morts de Nouan-le-Fuzelier mais aurait pu y figurer puisqu’il est né dans cette commune. C’est toute la correspondance de sa mère qui permet de reconstituer sa vie.

Le contenu de cet article a été emprunté au site des Archives du Loir-et-Cher mais ne constitue qu’une partie de l’article original qui propose par ailleurs en consultation en ligne le fonds Albert Jean Després.

Albert Jean Després est né à Nouan-le-Fuzelier le 21 décembre 1881, fils de Jean-Louis Joseph Després et de Griveau Rosalie Thérèse, cultivateurs originaires du Cher. Alors qu’il n’a pas 13 ans, « pâtre chez son père », il est condamné à deux reprises en 1894 pour chasse en temps prohibé. Sa famille s’établit par la suite, entre 1896 et 1901, à Souvigny-en-Sologne, peut-être suite au décès de son père en 1899 [1]. Il apparaît en 1901 dans les recensements de population, comme ouvrier agricole. Il travaille pour son frère aîné Victor, métayer, et habite avec lui et leur mère. De la classe 1901, il est incorporé en 1902 au sein du 31e régiment d’Infanterie (RI) à Blois. Soldat de 2e classe, il est promu caporal le 1er juin 1903, puis sergent le 25 septembre 1904. Il passe dans la réserve de l’armée active le 1er novembre 1905. Il épouse le 27 octobre 1906 Félicité Antoinette Aubert, fille d’aubergistes issus d’une famille de meuniers, tenanciers de l’hôtel de la Boule d’or et propriétaires du moulin de Boutte à Pierrefitte-sur-Sauldre. Antoinette et Albert s’établissent comme commerçants travaillant dans l’hôtel familial [2]. En 1907, Albert et Antoinette donnent naissance à leur enfant unique prénommé Albert. En 1912, Albert (père) est nommé secrétaire de la mairie de Pierrefitte-sur-Sauldre.

Il est mobilisé dès le 2 août 1914. Parti comme sergent, il se distingue par son exemplarité sur le front et monte en grade. Il est promu sous-lieutenant en décembre 1915, puis lieutenant en septembre 1917 [3]. Il change plusieurs fois de régiment au gré du conflit : mobilisé le 2 août 1914 au sein du 368e RI, il passe au 82e RI le 5 février 1915, au 80e le 25 mars 1915, puis au 122e RI le 22 décembre 1915. En août 1916, il intègre, selon sa correspondance, le 322e RI et finalement le 96e RI, son « beau 96 », où il sera amené à diriger la 2e compagnie à compter du 19 septembre 1916.

[...]Caserné dans l’Yonne jusqu’en fin 1914, il se bat dans la Marne et l’Aube début 1915. Blessé sérieusement à la face et à l’épaule par un éclat d’obus le 24 avril 1915 à Perthes dans l’Aube, il en conservera une prothèse à la mâchoire. Il est hospitalisé à Lyon. Il combat en Argonne en début 1916. Il est hospitalisé à nouveau en juin 1917 à Bar-le-Duc pour « extrême fatigue ». Selon sa correspondance, il est à Verdun en juillet-août 1916, en février-mars 1917 et en août 1917 où il participe à la bataille de Mort Homme, qui lui vaut son avancement. On le retrouve dans la région de Belfort en septembre 1917. Il participe à la bataille des Flandres au printemps 1918 ; évacué blessé le 30 avril 1918 dans la région des monts Rouge et Vidaigne, il décède de ses blessures à l’hôpital d’évacuation de Haringe en Belgique le 1er mai 1918, à l’âge de 37 ans. Il est déclaré mort pour la France le 23 mai 1918.

Cité cinq fois à l’ordre de son régiment, Albert Després est décoré de la croix de guerre avec palme et étoiles.


Voir en ligne : Pur lire l’article complet et consulter le fonds Albert Jean Després


[1Il est présent, au côté des membres sa famille, dans le recensement de 1896 de Nouan-le-Fuzelier. Son père décède le 13 juillet 1899 à Nouan-le-Fuzelier (selon les registres des décès de la période1863 - 1902 conservés aux Archives départementales sous la cote 1 MIEC 161 R3).

[2Quelques lettres du fonds sont écrites sur le papier à en-tête de l’hôtel, par exemple voir 164 J 95.

[3Selon son feuillet matricule (cote 2 Mi 48 R 70) : Le 22 décembre 1915, il est promu sous-lieutenant à titre temporaire. Le 3 avril 1917, il est nommé sous-lieutenant à titre définitif. Le 24 septembre 1917, il est nommé lieutenant de réserve à titre temporaire. Le 4 mai 1918, il est nommé lieutenant de réserve à titre définitif. Dans sa lettre du 2 mai 1916, il annonce déjà à sa femme avoir pris la tête de sa compagnie, soit 206 hommes.

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