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La brique, matériau de construction en Sologne

vendredi 18 août 2017 , par Roland


Informations extraites d’un document du Musée de Sologne : guide visite "l’architecture en Sologne"

 Les matériaux de l’habitat rural traditionnel

A partir du XIXème siècle, le torchis est remplacé par la brique entre les pans de bois des maisons solognotes.

Mur en pans de bois avec du torchis
Mur en pans de bois avec des briques

Les matériaux traditionnels de construction étaient le bois, la tuile, l’argile et la brique. Au Moyen Age, entre les pans de bois, les murs sont en terre mêlée de paille ou de bruyère hachée. La toiture est en chaume ou en roseaux (rouches). Puis les tuiles remplacent peu à peu les couvertures végétales.

Les maisons des bourgs et des villages ont des assemblages plus complexes que les
bâtiments agricoles. La brique remplace souvent le torchis.

Après 1850, la multiplication des briqueteries entraîne la disparition du colombage.

 Les tuileries et les briqueteries

 Tuileries et briqueteries

A la fin du Moyen Age, seules quelques demeures seigneuriales (château de Lassay-sur-Croisne, de Nançay, ...) et certaines églises (Souvigny-en-Sologne, Chaumont, ...) faisaient, en Sologne, appel à la brique comme matériau de construction, d’où les implantations fréquentes de tuileries près de ces édifices. Jamais les tuileries briqueteries n’ont été aussi nombreuses qu’à partir de 1850. En effet on commence à construire tout brique aussi bienles maisons de village que les fermes et de nombreux châteaux (Rivaulde à Salbris, Mont-Evray à Nouan-le-Fuzelier, ...).

Entre 1800 et la première guerre mondiale, se situe l’époque la plus florissante pour la fabrication, chaque commune de Sologne possédait au moins une tuilerie. La plus célèbre était “la grande tuilerie de Sologne” fondée par Camille Berthier sous le Second Empire à La Ferté-St-Aubin. Au début du siècle, elles vont disparaître, concurrencées par la production de Bourgogne. Chez les tuiliers, il était de tradition d’écrire un texte sur une tuile de la dernière fournée.

Aujourd’hui il reste seulement une briqueterie en activité : celle de La Bretèche à
Ligny-le-Ribault.

 Les maisons en briques et les toits de tuiles

Au cours du XIXe et au début du XXe siècle, l’augmentation du nombre de tuileries briqueteries indique un phénomène de renouvellement du bâti. Le torchis est remplacé par la brique et le chaume par la tuile. Des châteaux et des fermes sont construits. Les maisons des villes et des villages voient apparaître des décors de frises géométriques. Parfois le savant appareillage de briques rappelle les colombages disparus.

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