Généalogie des MaLiBeLe
Les ancêtres ont fait ce que nous sommes. Mieux les connaître, c'est donc mieux nous connaître.
La citation du jour
Je suis semblable à ces gosses qui démontent un réveil pour savoir ce qu'est le temps.  (Roland Barthes )
La réflexion du jour
La convalescence est une bonne excuse pour dire non et prendre ainsi le temps de s'interroger sur ces activités en prenant un peu de recul.
Activités
geek - cycliste - généalogiste - Savoir - lecteur - collectionneur - Philosophe - citoyen - marcheur - scripteur - Photographe - instituteur - enseignant en sciences - enseignant formateur - journaliste local - bénévole
Les mots clés
villes et villages * challengeAZ * ARHFa * webtrees * ancètre * vieux métiers * Histoire et histoires * ">1J1P * 1GM * geneatheme * PoilusVerdun * Gallica * généalogie * 1Ancetre * Sources * gedcom * état civil * archives
Lorand

Site personnel de Roland Bouat. Pour les curieux : Lorand est un anagramme de Roland.

La généalogie est un loisir qui demande un travail de longue haleine. Pour avancer, il est quasiment indispensable de s’y atteler tous les jours au risque de perdre du temps à redémarrer ou d’oublier l’une des nombreuses pistes utilisées pour avancer.


  • Allons-y.
  • Où ça ?
  • Dans les blogs, tiens.
  • Pourquoi donc ?
  • Mais pour le challengeAZ bien sûr.
  • Je n’ai pas le temps.
  • Tu iras demain. Peut-être.
  • Toujours reporté... ça ne te gène donc pas ?
  • Bof, mon état d’âme n’a guère d’importance.
  • Tu crois qu’ils parleront de nous ?
  • Aucune raison, notre famille n’a aucune célébrité dans ses rangs.
  • Au fait, es-tu toujours capable de situer ce que tu lis ?
  • Euh, pas toujours. Certains oublient que la géographie est une science.
  • Tiens, je croyais qu’elle ne s’intéressait qu’au présent ?
  • C’est vrai que dès qu’on aborde le temps passé, on parle plutôt d’histoire.
  • Je croyais que tu ne t’intéressais qu’à l’état civil ou aux registres ?
  • Mais non : la recherche généalogique se fait partout même dans les documents de l’INSEE par exemple.
  • Je m’y mettrais bien mais je ne sais pas comment commencer...!
  • Je suis passé par là mais chacun peut un jour entreprendre de cheminer sur ce chemin sans destination et sans fin. Chacun est libre de ces choix. Tu es libre de tes choix y compris de ne jamais te mettre à explorer les "pays des morts" comme disait ma grand-mère. Je suis libre de continuer, d’imaginer la vie de ceux qui me permettent d’être là, d’abandonner, d’oublier.
  • Je n’ai rien compris.
  • Tu aurais préféré que je te parle du Koreaceratops ? Je n’en suis pas sûr.
  • Où est-ce que tu es allé chercher ce mot ? Est-ce au fin fond d’une de tes lectures ?
  • Tu ne vas quand même pas me reprocher de trop lire ? De toutes façons, par les temps qui courent [1], on n’a pas grand chose d’autre à faire...
  • Trop facile pour toi : c’était ton boulot !
  • Mais pas du tout, mon métier c’était d’apprendre aux autres à lire, à voir ce qui se cache derrière les mots et les phrases, une éducation du citoyen en quelque sorte.
  • Tiens, ça faisait longtemps, v’là le militant qui ressort le bout de son nez !
  • Quand je travaillais, je n’étais pas en "no life". Avec la généalogie, je n’y suis pas non plus.
  • Tu sépares donc le temps où tu travaillais et celui où tu fais de la généalogie ? Intéressant...
  • Il ne s’agit pas de temps consécutifs mais de temps différents : tout est donc davantage question d’organisation.
  • Facile ça : tu recopies des arbres sur la toile et tout baigne...
  • La généalogie ne consiste pas à enfiler des perles sur les branches d’un arbre. Chacun a un (voire des) projet(s) et souhaite seulement en partager le résultat.
  • Malheureusement, il faut beaucoup de temps pour ça.
  • C’est bien pour ça que j’y travaille quotidiennement.

 Qui ?

Les ancêtres semblent tous les jours se cacher mais ce sont leurs traces qui s’effacent, disparaissent ou se dégradent. Ce sont évidemment les plus anciens qui sont les plus difficiles à trouver : remonter la pente du temps devient toujours de plus en plus difficiles. Les ancêtres un peu plus récents (ceux du XXème siècle) sont, quant à eux, soit très connus de nous puisque nous les avons rencontrés soit presque aussi difficiles à trouver en raison des règles administratives de protection.

 Quoi ?

Les données collectées nécessitent donc un travail demandant beaucoup de patience, beaucoup d’humilité, un peu de chances, une bonne dose de bon sens bien souvent et un travail quais quotidien. Il faut dire que les données peuvent apparaître quelquefois comme versatiles. Parce que ce n’est pas la donnée originale seule qui peut poser problème mais aussi l’interprétation qu’en fait "l’inventeur" (au sens de celui qui découvre), l’utilisation qu’en fait le généalogiste et surtout les imperfections dues au canal de transmission. C’est souvent via la transformation en données numériques mais les risques d’interférence sont grands : mauvaise transcription de l’émetteur (celui qui envoie), parasites sur le canal de transmission, interprétation erronée du récepteur (celui qui reçoit).

 Où ?

Ce n’est pas tous les jours mais toutes les secondes... Devinez où semblent se trouver aujourd’hui nos données : sur le web bien sûr. Pourtant, elles ne font qu’y passer. Et à très grandes vitesses. Elles sont sur des serveurs que d’autres serveurs consultent et que d’autres serveurs transmettent. Si à chaque extrémité, il y a des êtres humains faits de chairs et d’os, il y a, entre eux, une multitude machines plus ou moins dépendantes, plutôt fiables mais soumises à des impondérables.

 Quand ?

Quotidiennement. Tout le temps. Tout de suite. Immédiatement. Et c’est là qu’est probablement le grand changement : pas besoin de prendre du temps pour aller aux archives, pas besoin de patienter pour obtenir le document sollicité (qui peut ne pas être le bon), pas besoin de papier crayon et huile de coude pour noter les informations recueillies. Quelques clics et, miracle (enfin, quand ça marche), l’information est là sous nos yeux. Il ne reste plus qu’à l’intégrer...

 Comment ?

Chaque jour, la découverte de données concernant un ancêtre serait inutile si nous ne pouvions pas la traiter, la transformer, la faire notre pour la remodeler et la renvoyer dans les tuyaux des communications virtuelles. En commentaire à un article récent (P comme Projet Partagé), sur Twitter, j’ai reçu une jolie expression d’une autre généalogiste, Evelyne Achon, : les généalogistes sont des passeurs de mémoire.

 Pourquoi ?

Ne pas travailler quotidiennement sur sa généalogie peut nous amener à diverses déformations qui risquent de compliquer notre travail :

  • risque de perdre la piste suivie, piste aux traces de plus en plus ténue en remontant le temps ;
  • risque de perdre l’objet de notre recherche noyé au milieu de tous les chemins qui s’ouvrent devant nous ;
  • risque d’y passer trop de temps et d’oublier que la vie, ce n’est pas que la généalogie : c’est aussi les autres et le bonheur d’un coucher de soleil (fréquent en ce moment) ou d’une troupe de marcassins qui traversent ton chemin au milieu du bois (aventure récente) ;

[1Rappel : le challengeAZ 2020 se déroule pendant le deuxième confinement créé par la pandémie du civid19.


Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?

Votre message

Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Brèves
30 janvier 2019 – Webtrees 1.7.12

La version 1.7.12 est sortie le 08/12/2018. Téléchargement : webtrees-1.7.12.zip https://github.com/…/re…/downlo... (31.2 Mb). La prochaine version (...)

11 janvier 2019 – Une personne = au moins une source

Comme aucune personne n’est "inventée" en généalogie, la découverte de son existence provient toujours d’une information. Cette information est une (...)

10 janvier 2019 – Validité des sources

niveau 1 = très fiable : état civil, BMS, actes notariés niveau 2 = à recouper : 2-1 : informations reçues par courriel 2-2 : web-sites (les relevés (...)