Généalogie des MaLiBeLe
Les ancêtres ont fait ce que nous sommes. Mieux les connaître, c'est donc mieux nous connaître.
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L'homme seul est l'auteur de sa propre histoire, même si l'histoire suit ses propres lois.  (Koco Racin )
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Aucune carrosserie n'isole le cycliste du monde extérieur. Alors, pourquoi tant de cyclistes oublient l'environnement pour ne voir et n'entendre que les heures, les minutes, voire les secondes qui s'écoulent ? (fichue moyenne…)
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Lorand

Site personnel de Roland Bouat. Pour les curieux : Lorand est un anagramme de Roland.

Quotidien

L’adjectif

Le mot quotidien signifie à peu près tous les jours (me semble-t-il ;-) ).

De cinq à onze ans, donc, tous les jours sauf le jeudi, j’allais au village voisin pour l’école et le dimanche pour assister à la messe (corvée obligatoire). Le village est à deux kilomètres et la petite route de campagne actuelle était alors un chemin blanc (nous disions "castiné" du nom local "la castine" qui décrit le mélange plutôt jaunâtre de petits cailloux et de sable. J’ai grimpé la côte de "Pech Farguet", redescendu brutalement vers les "Coumbos nègros", remonté ensuite un peu pour découvrir à la sortie du virage au sommet de la côte le village en contre-bas, village qui surplombe fièrement la vallée de la Dordogne tout en bas. Et je rentrais en chemin inverse avec l’insouciance de l’enfance. Sans m’en rendre réellement compte, j’y ai appris le plaisir de l’observation naturelle des plantes et des animaux. Je me souviens des noix et des noisettes en septembre, des rares nèfles, des fraises en juin et des bruits...

De onze à quinze ans, je ne marchais plus vers l’école : je prenais à "la Placelle" le car de la ligne régulière "Gramat/Brive", ligne maintenant appelée "Quercy/Corrèze". J’attendais vers six heures et quart le matin, quel que doit le temps. J’attendais aussi au collège avec mes camarades d’infortune dans une salle de classe installée dans un préfabriqué à peine chauffé l’hiver, à peine tiède l’été. J’attendais aussi le soir que le car repasse vers dix-huit heures pour me ramener chez moi.

L’activité quotidienne était dominée par l’attente. Peut-être est-ce pour cela que je ne peux pas rester inactif très longtemps au risque de m’ennuyer ?

Le substantif

Le quotidien, c’est devenu de nos jours le journal qui paraît quotidiennement. Il m’a fallu attendre l’âge adulte (et mon autonomie financière) pour pouvoir enfin m’abonner à l’un d’eux. Il en existait un sur ma région (il existe toujours d’ailleurs) mais le coût faisait reculer mes parents. Comme, enfant, je n’avais pas accès à la télévision (elle balbutiait encore) et qu’il a fallu attendre le "transistor" (le poste à transistor) pour avoir la radio, j’ai vécu une enfance plutôt coupée de l’actualité contemporaine.

Je me rattrape.


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